• PERSECUTORY - Towards The Ultimate Extinction

    PERSECUTORY - Towards The Ultimate Extinction
    Godz Ov War Productions
    Style : Black/Thrash Metal
    Origine : Turquie
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/persecutory666

    PERSECUTORY - Towards The Ultimate Extinction



    01. Pillars Of Dismay / 02. Towards The Ultimate Extinction / 03. Till Relentless Salvation Comes / 04. Along The Infernal Hallways / 05. Awakening The Depraved Era / 06. Hegemony Of The Ruinous Impurity / 07. Maelstroms Of Antireligious Chaos (re-recorded version)

    Lorsque l'on reçoit un album avec sur la couverture des bestioles difformes surmontées du logo du groupe rassemblant cartouchières et pentagramme, on sait que l'on se dirige vers une bonne branlée. Avec les Turcs de PERSECUTORY et leur premier album,  Towards The Ultimate Extinction, c'est exactement ça, l'uppercut en mode rafale où les mosh parts répondent aux blasts pour ne vous laisser aucun moment pour reprendre son souffle dans les cordes.

    Le groupe se forme en 2014 et publie l'année suivante Perversion Feeds Our Force, un EP sorti chez Hell's Hammer Music, dont on retrouve d'ailleurs la trace sur ce premier album avec le titre "Maelstroms Of Antireligious Chaos" qui clôt cette galette une nouvelle fois très soignée, on y reviendra plus tard. J'ai déjà eu l'occasion de saluer le travail des Polonais de Godz Ov War Productions mais ce premier album de PERSECUTORY en est une nouvelle preuve, bref, c'est accessoire mais c'est dit !

    Au niveau du contenu, nous avons là une base Black Metal bien violente, pas celui issue de la première vague mais auquel le groupe insuffle cet esprit BATHORY des débuts et ses gros relents de Thrash Metal guerrier et bien cradingue. Cela donne des titres comme "Pillars Of Dismay" ou "Till Relentless Salvation Comes" qui trouvent une réponse dynamique avec "Along The Infernal Hallways" que l'on pourrait rapprocher de ce que sort Daemon Worship où le soupçon mélodique du Black Metal sert une noirceur encore plus profonde que sur les parties riffées. Et puis il y a la chanson titre de cet album, 11 minutes d'un Black Metal aussi violent que rampant passant par des rythmes différents mais une ambiance commune, nous sommes là dans le prolongement plus brut d'un SVARTIDAUðI. Vocalement également, le groupe varie les intentions avec cette voix hurlée majoritairement utilisée par PERSECUTORY, des voix plus cérémoniales, tout cela au service d'une immersion totale dans l'ambiance noire, glauque et particulièrement prenante de ce premier album aux allures de sans faute.

    Sans faute car la production y est également très soignée, le travail sur la batterie pourrait être encore plus précis pour saisir toutes les subtilités mais cela serait certainement au détriment de l'ambiance cradingue, on est là donc plus dans un choix des auteurs plus que dans une limite technique. Mais, aussi, sans faute car après un début d'album particulièrement réussi, le groupe ne s'arrête pas en chemin et clôt les débats avec "Hegemony Of The Ruinous Impurity" et "Maelstroms Of Antireligious Chaos" dont la violence vous plaque au sol et on comprend pourquoi le groupe a réutilisé cette boucherie issue du premier EP pour clore ce Towards The Ultimate Extinction.

    Il y a bien entendu cette impression de déjà entendu que l'on a à chaque fois qu'un groupe de ce style se manifeste mais ce premier album renferme une noirceur, un talent d'écriture, une intelligence dans la mise en scène de sa musique car beaucoup de groupes auraient plutôt utilisé la chanson titre à la fin alors que PERSECUTORY progresse dans la violence et vous y amène avec lui, ne vous laissant que peu d'échappatoire, donc oui ce style d'album est monnaie courante mais combien ont ce rendu et cette âme ?

    Chronique : Aymerick Painless

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