• MONOLITH CULT - Gospel Of Despair

    MONOLITH CULT - Gospel Of Despair
    Transcending Records
    Style : Doom Metal
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : 2017
    Site Web : www.facebook.com/Monolith-Cult

    MONOLITH CULT - Gospel Of Despair



    01. Disconnection Syndrome / 02. The Gospel Of Despair / 03. Kings Of All That's Lost / 04. Chothia In Memorium / 05. Sympathy For The Living / 06. Complicit In Your Own Abuse / 07. Death Means Nothing

    Si, comme moi, vous vous languissez en attendant le nouvel album des Anglais de SOLSTICE, voici un de ses disciples, MONOLITH CULT, au sein duquel œuvre Izak Gloom à la basse et l'ex-guitariste Lee Grind. Ce groupe publie avec Gospel Of Despair leur deuxième album, qui fait suite à Run From The Light publié en 2013. Entre temps, le groupe a du gérer plusieurs départs de batteur puisque après le départ de Damo Clarke, c'est David Allen qui prend la suite en 2015 et 2016 pour finalement laisser la place à Dan Mullins (ex-BAL SAGOTH, ex-MY DYING BRIDE) qui assure le rôle sur ce deuxième album avant un retour de l'enfant prodige, Damo Clarke, au sein de la famille. Bref, les années défilent vite et MONOLITH CULT redonne donc enfin des signes de vie.

    Au niveau du style, un groupe comme WORLD BELOW peut très largement être cité pour situer le propos, même si les inévitables CANDLEMASS ("The Gospel Of Despair" et "Kings Of All That's Lost") et BLACK SABBATH, période Dio, ne sont jamais bien loin. Bry Outlaw, au chant, assure des parties très typées Heavy Metal, sans envolées lyriques, mais très mélodiques, avec ce grain de puissance en arrière plan. Côté musical, c'est donc une volonté de sonner Heavy, gros et lourd, qui domine, le grain de guitare est chargé en gras, l'accordage est bas sans atteindre les profondeurs obscures non plus, un bon compromis entre lourdeur et mélodicité Heavy tant recherchée. La batterie est plutôt classique, pas vraiment de coup d'éclat de la part de l'expérimenté Dan Mullins, même si on peut reconnaitre le jeu sur les toms inhérent à MY DYING BRIDE, groupe au sein duquel il a joué sur For Lies I Sire en 2009.

    Pour autant, MONOLITH CULT n'en oublie pas d'être efficace, et dans ce domaine l'approche de nos Anglais peut rappeler les excellents ARGUS également, au niveau du chant aussi d'ailleurs. Oscillant entre 6 et 8 minutes, le groupe n'étire pas inutilement les morceaux, n'hésitant pas à titiller les oreilles des Doomsters les plus prudes avec quelques moments de cavalcade, à l'instar d'un "Sympathy For The Living" qui renferme également quelques parties de guitare subtilement doublées (tout comme sur la fin de l'excellent "Death Means Nothing") où l'apport de la basse est assez impressionnant, tout autant qu'il est important à la dynamique et à la qualité du morceau. Si, comme bien souvent dans le style, l'impression de déjà entendu peut dominer au premier abord, la qualité d'écriture des morceaux prend très vite le dessus. Pour ceux qui ont lâchés CANDLEMASS et la qualité médiocre des dernières sorties, voici un groupe qui pourrait se révéler bien plus qu'une simple substitution, il y a une personnalité forte qui amène MONOLITH CULT à explorer d'autres terres que ces longs riffs lancinants typiquement écrits par Leif Edling même si le parallèle avec les débuts des Suédois de CANDLEMASS (période Nightfall par exemple) est clairement une inspiration majeure de ces Anglais.

    Chronique : Aymerick Painless

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