• LUX IN TENEBRIS - ...To A New Eternity

    LUX IN TENEBRIS - ...To A New Eternity
    Autoproduction
    Style : Operatic Metal
    Origine : France
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/LIT.metalband

    LUX IN TENEBRIS - ...To A New Eternity



    01. Divine Mankind / 02. Chaos In Beauty / 03. Mystic Euphonia / 04. Temple Of The Soul (Interlude I) / 05. Triangle Of Light / 06. The Imperator's Arrival (Interlude II) / 07. The Grand Design (feat. Liv Kristine)

    Il est vrai que j’apprécie un peu moins le Metal à chant féminin uniquement lyrique, le préférant incorporé à d’autres voix, soit plus brutales, soit en chant plus clair, ou bien en apport symphonique pour parfaire les ambiances ou les concepts albums délivrés par tant de groupes aussi talentueux que géniaux (AYREON pour n'en citer qu'un), ce qui se marie à merveille aussi avec le Metal dit plus extrême (CRADLE OF FILTH en est un bel exemple). Le reste me paraît parfois trop mielleux et commercial (AMARANTHE) ne procurant que peu d’émoi pour le vibrato sensible de votre serviteur. Mais il existe des exceptions certaines comme la complexité du Metal distillé par THERION par exemple, qui, lui, utilise en plus d’autres voix d’Opéra à la tonalité différente (même si le génial Christofer Johnsson fait quelques apparitions aussi courtes que brillantes parfois), le mythique THE GATHERING, ou bien dernièrement les sorties récentes de TARJA, totalement subjuguantes et envoûtantes, sans oublier le superbe album de VUUR (avec Anneke Van Giersbergen) au concept original. A t-on ce genre de talent en France, assez ingénieux, sensible, émouvant et prenant, sans mourir d’ennui. La réponse me semble oui. Avec une chanteuse comme Marion-Lamita Peubey, soprano dramatique qui réussit la performance de fonder à elle seule, en 2016, LUX IN TENEBRIS. La tête pensante, aussi à l’aise dans la création des compositions, lyriques et voix. Tout reposant sur ce joli minois, jeune, avenant et sympathique. Évidemment pour mettre en musique ses fantasmes musicaux faits d’Opéra, de musique classique et de scènes cinématographiques, la belle a du s’entourer de musiciens de sessions (Alexandre Warot, Alexandre Broise, Jean-Philippe Ouamer et Matthieu Vermorel) aboutissant à une première œuvre déjà fort goûteuse, le EP ...To A New Eternity (titre évoquant le thème abordé de l’être humain, fait d’ombre et lumière). Sept morceaux procurant une sensation de vertigineux voyage à travers les déserts arides de pays d’orient ("The Temple Of The Soul (Interlude I)", "The Imperator’s Arrival (Interlude II)"), mais aussi certaines de ses immenses plaines ("Triangle Of Light"), ses œuvres architecturales démesurées et de ses habitants accueillant et chaleureux (notamment l’Égypte). Marion-Lamita Peubey voit son travail de composition être étoffé par deux morceaux supplémentaires : "Chaos In Beauty", et "The Grand Design", titre qui voit la participation d'une invitée de marque en la personne de Liv Kristive (MIDNATTSOL, ex-LEAVES' EYES, ex-THEATRE OF TRAGEDY). De plus ...To A New Eternity embrasse le concept fort intéressant mais très controversé de l’ordre mystique de la rose croix dont les origines remontent à l’Égypte antique. La force principale de ce premier EP se situe dans ses ambiances dépaysantes magnifiques, permettant à l’auditeur un bond intemporel à travers l’histoire du monde et d’y entrevoir une lueur d’espoir dans un monde de plus en plus chaotique et ténébreux ("Divine Mankind" et son grunt lugubre comme la mort). Marion domine les débats de sa voix incroyable, très proche de la grande TARJA par instant, notamment sur l’exceptionnel morceau de fin qu’est "The Grand Design". Les orchestrations sont époustouflantes tout du long pour trouver sa quintessence absolue sur l’immense "Triangle Of Light", moment épique qui aurait pu figurer au menu musical d’un monument comme Lawrence d’Arabie. Le travail des guitares est conséquent, bien nuancé, formant un tout bien compact et puissant ("Mystic Euphonia") au service de la reine et de ses mélodies vocales bluffantes et attachantes. La production est plutôt bonne, vu les faibles moyens qu’entraine une première fois. Au fil des écoutes ...To A New Eternity séduit, subjugue toujours plus, procurant de belles sensations, proche du peuple et de sa terre, comme un bon cru que l’on garde en bouche longtemps, finissant par nous parler de ses origines et terroir. En fait, un sublime voyage à travers le temps et ses âges tourmentés. Il nous tarde donc d’y voir une suite, certainement plus longue, et qui, évidemment, gagnera en expérience et en maturité, qui, espérons le, passera le cap du simple cadre français.

    Chronique : Papa Bordg

    LUX IN TENEBRIS - ...To A New Eternity

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :