• DRAWN AND QUARTERED - The One Who Lurks

    DRAWN AND QUARTERED - The One Who Lurks
    Krucyator Productions
    Style : Death Metal
    Origine : États-Unis
    Sortie : 2018
    Site Web : www.facebook.com/drawnandquartered

    DRAWN AND QUARTERED - The One Who Lurks



    01. Nefarious Rites / 02. Ravage The Cadaver / 03. Horned Shadows Rise / 04. Deliverance To The Worms / 05. Temples Of Arcane Devotion / 06. Carnal Transmigration / 07. The One Who Lurks / 08. Portals Of Communion

    Connaissez vous le point commun entre Nicolas de Salcède, Robert François Damiens et Jean Châtel ? Certes, ils ont tous les trois porté atteinte au Régime en place à leur époque en tentant d'assassiner le monarque, mais ils ont également échoué dans leur tentative, ce qui ne changea pas le verdict judiciaire, l'écartèlement ! Une ironie quand on pense que les mecs ont loupé leur coup et qu'ils subissent tout de même une des pires façons de mourir ! Ceci dit, voilà un nom qui serait parfait pour un groupe chantant la mort, non ? Et bien c'est déjà fait puisque DRAWN AND QUARTERED opère depuis déjà 1993, soit 25 ans ! Une carrière énorme qui les mène aujourd'hui chez un label bien de chez nous, Krucyator Productions, les petits gars ont traversé l'Atlantique pour confier leur Death Metal, que les amateurs d'IMMOLATION devraient très vite adopter, à un label dynamique.

    Alors pour situer un peu le sujet, vous rappelez-vous de l'excellent Onward To Golgotha d'INCANTATION ? Et bien ce The One Who Lurks me rappelle cette sensation indescriptible ressentie à l'écoute de ce monument du Death Metal. Attention, je ne dis pas que l'on est dans la même intensité et la même qualité car DRAWN AND QUARTERED existent par eux-mêmes et non à travers un pseudo revival d'INCANTATION. Les riffs sont massifs, la batterie traine les pieds comme il faut pour écraser le crâne de l'auditeur et les leads de guitares agissent comme des incisions à vif lors d'un écartèlement, fait pour faciliter la rupture des tissus ! Ainsi le titre d'ouverture, "Nefarious Rites", dégage une dynamique un peu moins brutale que ce qui suit ensuite, le très bon "Ravage The Cadaver" nous envoie une salve de lacérations qui reprend de plus belle sur un "Horned Shadows Rise" où le traitement des voix présente un axe particulièrement intéressant, noyé dans l'ensemble, on y retrouve une certaine ambiance Black Metal old-school franchement intéressante alors que la batterie se met en mode blast assez modéré mais maitrisé avec quelques coups de caisse claire qui agissent comme des coups de fouet. Ce début d'album offre une montée en intensité qui ne baisse pas de régime avec l'expéditif "Deliverance To The Worms". Ensuite, l'enchainement "Temples Of Arcane Devotion" et "Carnal Transmigration" n'offre pas plus que ce à quoi nous avons assisté auparavant, mais ça a le mérite d'enfoncer le clou si c'était nécessaire. Le production chargée en basse et assez compressée réalisée par Loic F. (AUTOKRATOR) demande plusieurs écoutes pour saisir la subtilité de ce qui se passe réellement, on est là encore dans la plus pure tradition du Death Metal à la IMMOLATION et surtout INCANTATION, les leads surgissent comme de réelles fulgurances et c'est certainement la raison pour laquelle les deux titres qui en sont le moins pourvus sont ceux qui marquent moins l'esprit, même après plusieurs écoutes. Avec la chanson titre, DRAWN AND QUARTERED reprend un schéma de Death Metal rampant alterné à du Death Metal Américain avec ce lead de guitare récurrent servant de rampe de lancement à cette fin de titre écrasante où la basse se fait encore plus présente que d'habitude, le groupe agissant en trio (en quatuor en condition live avec l'addition de Beau Galloway, GRAVENLOCH, à la guitare), cela s'explique assez facilement.

    DRAWN AND QUARTERED ne se cache pas derrière le poids des années, 25 ans de Death Metal mais 25 ans à développer son style avec, certes de fortes accointances avec d'autres ayant réussi à avoir une portée plus grande, mais qui sont plus ou moins de la même époque. Ce nouvel album, The One Who Lurks, s'inscrit dans la même logique que ses précédents albums, une ode crasseuse au Death Metal 90's, équilibré, dynamique mais écrasant à souhait, oubliez le pseudo groove moderne, ces titres sentent le vieux et ça fait du bien lorsque c'est bien fait comme ici.

    Chronique : Aymerick Painless

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