• THE WRETCHED END – Inroads
    Candlelight Records
    Style : Death Thrash Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.myspace.com/thewretchedend

    THE WRETCHED END_Inroads



    01. Tyrant Of The Mountain / 02. Deathtopian Society / 03. Death By Nature / 04. Cold Iron Soul / 05. The Haunting Ground / 06. Fear Propaganda / 07. Blackthorn Winter / 08. Hunger / 09.Throne Renowned Of Old

    Auteur d’un premier album en 2010 qui ne nous avait pas totalement convaincu, THE WRETCHED END remet le couvert avec Inroads. Le groupe dont fait notamment partie Samoth (ex-EMPEROR) était pourtant plus qu’incertain sur la durée, un peu comme ZYKLON il y a quelques années, mais le trio a travaillé et cela s’entend énormément. Avec un style toujours aussi Thrash/Death mais avec bien plus de mordant, les Norvégiens assomment l’assistance avec un "Tyrant Of The Mountain" furieusement Black Metal et c’est là la nouveauté, le groupe pioche un peu à droite à gauche pour se former une identité qui trouve un bon écho sur "Deathtopian Society". Il reste cependant quelques faiblesses qui amoindrissent la puissance de frappe de cet album et à commencer par des titres peu inspirés tels que "Fear Propaganda" ou "Cold Iron Soul" ainsi qu’une production assez faiblarde dans laquelle la batterie manque terriblement d’impact. Inroads, malgré cela, intéressera bien plus les amateurs de Death Thrash Metal que le premier album Ominous qui donnait dans un style un peu plus mélodique et plus naïf, THE WRETCHED END trouve ici une certaine prestance qui peut lui permettre d’envisager l’avenir avec un peu plus de certitudes.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 7/10

     

    The Wretched End_Band2012

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  • THE FORESHADOWING – Second World
    Cyclone Empire
    Style : Gothic Doom Metal
    Origine : Italie
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.theforeshadowing.com

    THE FORESHADOWING_Second World



    01. Havoc / 02. Outcast / 03. The Forsaken Son / 04. Second World / 05. Aftermaths / 06. Ground Zero / 07. Reverie Is A Tyrant / 08. Colonies / 09. Noli Timere / 10. Friends Of Pain

    Les Italiens de THE FORESHADOWING sont sur un rythme soutenu avec un troisième album, Second World, qui verse toujours autant dans le Gothic/Doom Metal. Imaginez une voix à la Mikael STANNE (DARK TRANQUILITY) sur une musique qui oscille entre PARADISE LOST et DRACONIAN et vous aurez une idée de ce que le groupe peut proposer. Et d’ailleurs avec "Havoc", qui ouvre ce nouvel album, nous sommes en terrain connu, ambiance Gothique sombre, un brin mélancolique alors qu’"Outcast" qui déboule dans la foulée n’aurait pas fait pale figure sur Paradise Lost des Anglais tant la ligne vocale évoque Nick HOLMES. Heureusement, les Italiens ont le don de nous sortir quelques petites touches personnelles comme ce break très sombre au milieu de "The Forsaken Son", qui nous éloigne un temps du Gothic Doom Metal pour un passage très sombre et menaçant, une bonne idée que le groupe exploite sur quelques riffs plus mordant (l’introduction de "Ground Zero", "Noli Timere" et ses relents pas si loins de MY DYING BRIDE). L’univers général rappelle énormément KATATONIA bien entendu mais on réussit à se laisser bercer par ces 10 titres qui font mouche et qui vont instantanément parler aux amateurs du genre avec cette capacité à vous sortir les sentiments sombres de votre cœur. Le groupe a toutefois changé son équipe pour mettre en boîte ce nouvel opus, la production tout d’abord, c’est Dan SWANÖ qui s’est occupé du mix et du mastering de l’album dans son fameux Unisound Studio alors que l’artwork a été confié au talentueux Travis SMITH. Si ces choix ne sont pas discutables car le résultat est tout à fait probant, le fait que les Italiens conservaient un univers qui n’était pas encore répandu faisait une partie de son charme que l’utilisation de ces deux mercenaires du Metal enlève un peu. Certes, l’artwork d’Oionos était étrange mais permettait de situer de suite l’album et le groupe alors que le paysage qui illustre ce Second World est d’un commun. Tout ceci n’enlève absolument rien à la qualité de cet album sans faille mais attention à ne pas perdre trop de liberté pour essayer de coller à tout prix à un moule où tant de groupes se noient. Second World, recommandé aux amateurs de PARADISE LOST, KATATONIA, DRACONIAN, NOVEMBRE et de… THE FORESHADOWING bien entendu.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 7.5/10

     

    THE FORESHADOWING__Band

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  • UNLEASHED – Odalheim
    Nuclear Blast
    Style : Death Metal
    Origine : Suède
    Sortie : Avril 2012
    Site Web :
    www.myspace.com/unleashed

    unleashed_odalheim



    01. Fimbulwinter / 02. Odalheim / 03. White Christ / 04. The Hour Of Defeat / 05. Gathering The Battalions / 06. Vinland / 07. Rise Of The Maya Warriors / 08. By Celtic And British Shores / 09. The Soil Of Our Father / 10. Germania / 11.The Great Battle Of Odalheim

    C’est que le Viking a la peau dure car voilà 23 ans que les Suédois d’UNLEASHED nous comptent leurs histoires de vaillant combattants de Scandinavie. Avec un line-up des plus solides, le groupe enchaine les albums alternant l’excellent avec le bon et As Yggdrasil Trembles était plus proche du bon album, le groupe commençant à tourner un peu en rond depuis l’excellent Mindvinterblot (2006). Odalheim est le onzième album du groupe mais le deuxième pour l’écurie NUCLEAR BLAST. En effet, le Viking est fidèle puisque CENTURY MEDIA a été le partenaire du groupe pendant 15 ans et que SPV / STEAMHAMMER le serait certainement encore aujourd’hui sans les problèmes que le label a rencontré. Ce nouvel opus est bien plus sombre que ce à quoi le groupe nous a habitué, une évolution bienvenue qui lorgne autant vers des schémas Black Metal et l’ambiance qui en découle ("Odalheim" ou "White Christ") que vers un Thrash / Death qui rappelle les bon vieux ARCH ENEMY et notamment dans l’utilisation des leads de guitare typés Heavy ("The Hour Of Defeat"). Avec des solos également typés Old-School comme celui de "Germania", titre très soutenu rythmiquement, le groupe s’éloigne quelque peu des riffs typiquement Viking pour nous asséner un Death Metal Old-School à la DISMEMBER ou GRAVE, voilà de quoi refiler la banane et repartir au combat de plus bel pour de valeureux guerriers qui ne cherchent pas le repos car si le groupe n’est pas amateur de blast en tout genre, privilégiant les rythmiques catchy, "By Celtic And British Shores" introduit par un moment calme à la basse, ou l’ultime "The Great Battle Of Odalheim" et son esprit Black Metal et ses solos exceptionnels, font mouche dans le genre. Le tempo de l’album est assez élevé, nous sommes donc loin des tempi médium de Midvinterblot  mais ce coup-ci le groupe est des plus inspirés, les riffs, la production et la performance vocale d’un Johnny HEDLUND intenable, tout souri à ce nouvel opus où rien n’est à jeter. Toutefois, n’ayez crainte, UNLEASHED garde cette patte unique pour nous sortir des boucheries Viking comme ce "Fimbulwinter" qui introduit cet album, et on se dit très sincèrement qu’ils ne sont pas près de rejoindre Valhalla, ces quatres gars-là en ont encore dans les bottes…

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 8.5/10

     

    Unleashed_Band2012

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  • UFO - SEVEN DEADLY
    SPV / STEAMHAMMER
    Style : Hard Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : Fevrier 2012
    Site Web : www.ufo-music.info

    UFO - SEVEN DEADLY



    01. Fight Night / 02. Wonderland / 03. Mojo Town / 04. Angel Station / 05. Year Of The Gun / 06. The Last Stone Rider / 07. Steal Yourself / 08. Burn Your House Down / 09. The Fear / 10. Waving Good Bye / 11. Other Men's Wives (bonus track) / 12. Bag O' Blues (bonus track)

    Une bonne vingtaine d'albums, une longévité exemplaire et revoilà UFO avec Seven Deadly, dernière réalisation du groupe de Phil Mogg, chanteur et âme de cette formation Britanique qui a su donner de bien belles lettres de noblesse au style Hard Rock ! Fidèle au poste, on retrouve Andy Parker (batterie), membre de la première heure, Paul Raymond (claviers et rythmique) et le talentueux Vinnie Moore à la guitare. Les solos de ce dernier sont concis, précis et n'en font jamais trop, efficaces et parfaits quoi ! Phil Mogg reste un excellent chanteur et même s'il a perdu un peu de sa splendeur, son timbre sonne toujours d'une façon impeccable, chaude et chaleureuse. Alors que donne ce Seven Deadly (dont la pochette est à oublier au plus vite !) qui fait suite au très bon The Visitor (2009). Premier constat, la touche UFO est bien là, distillant des titres bien Hard qui oscillent entre le Bluesy, le Rock incisif ou le mélodique. Propre et sans bavure mais manquant parfois d'un léger grain de folie qui rendrait cet album plus rageur. Quoiqu'il en soit Mogg et sa bande sont des pros du style et rendons leurs grace pour une carrière qui n'est pas des plus commune ! Pour citer quelques compos pleines de charme et de peps : "Fight Night" riffs et rock à l'Australienne, "Wonderland" juteux et Hard Rock, "Angel Station" charmeur et sensuel, "Year Of The Gun" bluesy dans l'âme, "Steal Yourself" au tempo ensorcelant, du grand art ce titre ! "The Fear" ou l'excellent "Waving Good Bye" qui termine cette fort belle réalisation qu'est Seven Deadly. Pour conclure, les fans de UFO n'auront aucune difficulté à adhérer, les autres seront peut être un peu moins réceptifs par cette absence de folie qui aurait donné une dimension énorme à cet opus ! Quoiqu'on puisse dire, UFO reste un grand dans le monde du Hard Rock et nous offre un bien bel album !

    Chronique par Nigel Stargazer

    Note : 7.5/10

     

    ufo_band2012

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  • THE GREAT OLD ONES – Al Azif
    LADLO PRODUCTIONS
    Style : Ambient Black Metal
    Origine : France
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.thegreatoldonesband.com

    THE GREAT OLD ONES_Al Azif



    01. Al Azif / 02. Visions Of R’lyeh / 03. Jonas / 04. Rue D’Auseil / 05. The Truth / 06. My Love For The Stars (Cthulhu Fhtagn)

    Un monstre s’apprête à surgir des eaux bordant la ville Girondine de Bordeaux, son nom, THE GREAT OLD ONES. Mais ce monstre va donner naissance à son premier enfant, Al Azif, les initiés feront très vite le rapprochement avec des croyances et des mythes répandus, avec 6 titres qui naviguent entre Ambiant Black Metal et Post-Black Metal. En fait, c’est surtout l’Ambiant Black Metal qui prévaut ici et ce sur tous les titres, "Al Azif" ou "Jonas" par exemple, car le côté Post-Black Metal réside surtout dans l’approche de la musique que ce quintet développe. D’abord, inutile de chercher une quelconque attitude haineuse, point de maquillage, d’artillerie guerrière ou de symbole religieux, THE GREAT OLD ONES verse plutôt dans une musique sombre comme les abîmes, mélodique et intense, le parallèle avec ALTAR OF PLAGUES et WOLVES IN THE THRONE ROOM est tout à fait pertinent. Mais "Rue D’Auseil" marque nettement cet esprit Post-Black Metal avec une connotation Progressive qui laisse entrevoir de très belles choses pour ce groupe Français. Le groupe s’articule autour de trois guitaristes, ce qui lui permet d’épaissir sa toile sonore et de jouer avec des ambiances où une guitare lancinante apporte une mélodie sombre à la rythmique qui oscille entre le mid-tempo et le côté catchy du Black Metal. C’est également un point fort de ce premier album, le groupe ne s’est pas laissé enfermer dans une monotonie latente, préférant insuffler une énergie pourtant glaciale, et notamment sur le début de l’album avec une chanson titre bien dynamique malgré un rythme mid-tempo et un travail à la batterie pas forcément éclatant de maitrise technique mais Léo ISNARD sait à quel moment il doit intervenir pour servir les morceaux, un jeu basé sur de bonnes variations et une simplicité qui ne fait pas toujours la réputation des groupes de Post-Metal en général et c’est certainement cela qui fait que THE GREAT OLD ONES tire plus sur l’Ambiant Black Metal avec Al Azif, un premier album qui va déjà lui permettre de jouer aux côtés de FORTERESSE et BETHLEHEM en ce milieu d’année avant qu’une tournée véritable ne voit le jour fin octobre. Enfin, notons que si la production n’est pas des plus puissantes, le mixage de Cyrille GACHET effectué à Bordeaux permet largement de profiter de ce que cet album a à offrir, des moments de musicalités fortes répondant à des parties plus brutes. Une belle entrée en matière qui donne envie d’adopter cette petite bête venues des eaux troubles, un groupe à suivre !

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 8/10

     

    the great old ones black metal live al azif

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  • MEKONG DELTA – Intersections
    SPV / Steamhammer
    Style : Progressive Thrash Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.mekongdelta.eu

    Mekong Delta_Intersections



    01. The Cure / 02. Shades Of Doom / 03. Sphere Eclipse / 04. The Healer / 05. Innocent / 06. Memories Of Tomorrow / 07. Heroes Grief / 08. Heartbeat / 09. Transgressor / 10.Prophecy

    Le retour des Allemands de MEKONG DELTA s’inscrit sur le long  terme, c’est certain puisque le groupe nous a déjà proposé trois albums studio depuis son retour opéré dix ans après le split. Wanderer On The Edge Of Time marquait même un sommet dans la carrière du groupe emmené par Ralph HUBERT, toutes périodes confondues. Alors quoi proposer après un tel album, le groupe a opté pour un traditionnel réenregistrement des standards du groupe, chose devenue monnaie courante avec plus ou moins de réussite. Intersections, c’est le titre de ce neuvième album, reprend donc 10 titres de 6 albums sortis entre 1987 et 1994, voilà qui démontre aussi le rythme infernal dans lequel était le groupe à l’époque, un parfait condensé pour découvrir ce que les Allemands pouvaient proposer il y a 20 ans en alternant entre titres catchy comme "Innocent" qui apparait sur Kaleidoscope sorti en 1992, un titre furieusement Thrash, et titres plus mélodiques et progressifs comme ce "The Healer", extrait de Visions Fugitive (1994). La voix de Martin Le MARR présent depuis 2008 rappelle énormément ce que Bruce DICKINSON pouvait faire durant sa carrière solo, avec ce grain légèrement râpeux. Quel bonheur de retrouver l’univers unique de ce groupe, parfois  théâtral ("Sphere Eclipse"), parfois fou à travers des structures dont Devin TOWNSEND a du s’inspirer ("Shades Of Doom"), voire même un peu cosmique sur "Heartbeat" dont les sonorités font immédiatement le rapprochement avec la scène Allemande, et notamment la scène Heavy Allemande qui doit beaucoup à MEKONG DELTA. Surmonté d’un artwork réussi, cette compilation (ou cet album) intéressera les non initiés qui doivent impérativement se pencher sur le cas de ce groupe, surtout ceux qui désirent savoir d’où vient un groupe tel que NEVERMORE. Bien entendu la question du charme des originaux vaut toujours ici mais les réenregistrements rendent parfaitement justice au travail accompli en début de carrière, avec une production de haute volée, très précise, permettant de se prendre en pleine face les parties biscornues de ce groupe hors norme. Avec Wanderer On The Edge Of Time, ce nouvel album permet de se faire une excellente idée du travail de ce groupe.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 8.5/10

     

    mekong delta_band2012

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  • ANATHEMA – Weather Systems
    Kscope
    Style : Atmospheric Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.anathema.vs

    ANATHEMA_Weather Systems



    01. Untouchable Part I / 02. Untouchable Part II / 03. The Gathering Of The Clouds / 04. Lightning Song / 05. Sunlight / 06. The Storm Before The Calm / 07. The Beginning And The End / 08. The Lost Child / 09. Internal Landscapes

    We’re Here Because We’re Here avait permis à ANATHEMA de se remettre sur la voie du studio et surtout des sorties car les albums des Anglais se font rares. Heureusement, les frangins y ont remédié avec Weather Systems, un nouvel album qui permet aux fans de retrouver un rythme plus soutenu. Si on reconnait tout de suite la dextérité de ces gars là, on peine cependant à en retrouver l’âme qu’ils affichaient sur l’album précédent, l’étape Hindsight et Falling Deeper a laissé plus de traces qu’au premier abord. Avec "Untouchable Part I", ANATHEMA assure la continuité avec le précédent album, un Rock dynamique et lumineux, dans une veine bien connue maintenant pour les Anglais qui prennent le virage de ce nouvel album avec "Untouchable Part II" qui débute au piano, un esprit plus intimiste, dans la même tonalité, et qui renferme quelques cordes et des voix féminines toujours aussi délicates. Ce schéma va servir de fil rouge à ce nouvel album, le neuvième véritable album, puisque les titres suivant vont emprunter la même route où les arrangements aux cordes dominent là où ANATHEMA privilégiait les montées Progressives à la guitare avec une ambiance et une patte unique. On a l’impression que pour Weather Systems, le groupe, et les frères Cavanagh en tête aux guitares, a été à la simplicité, tombant dans une musique certes de haut niveau mais plus banale que ce à quoi le groupe nous avait habitué. Alors attention, Weather Systems est un bon album, mais au fil du temps on s’aperçoit que le groupe vient peut-être de franchir un cap très important qui va laisser sa frange du public Metal sur le carreau car si sur "Lightning Song", on retrouve cet esprit et cette écriture Progressive dans son intensité, tout cela est bien maigre pour ceux qui ont adoré A Natural Disaster et We’re Here Because We’re Here (désolé j’en fais partie). On jettera toujours une oreille à ce qu’ANATHEMA proposera mais les Anglais commencent là un nouveau cycle de leur carrière, le troisième.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

    ANATHEMA_Band2012

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  • YOSSI SASSI – Melting Clocks
    Verycords
    Stle : Moyen-Oriental Rock
    Origine : Israel
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.yossisassi.com

    YOSSI SASSI_Melting Clocks



    01. Drive / 02. Fields Of Sunrise / 03. The Calling : Rush Hour / 04. Numbers’ World / 05. Melting Thoughts / 06. Another Day In The Office / 07. Ain't Good Enough / 08. The Routine / 09. Sahara Afternoon / 10. Sunset / 11. Simple Things / 12. Melting Clock

    Guitariste fondateur d’ORPHANED LAND, Yossi SASSI jouit d’une certaine réputation dans le milieu Metal qui lui donne une crédibilité enviable pour sortir un premier album solo. Son nom, Melting Clocks, le guitariste défendait déjà cet album en novembre dernier, en pleine tournée d’ORPHANED LAND et il est certain que la passion de ce bonhomme est communicative tout autant que son sourire qu’il met superbement en musique sur ce premier jet. Le résultat n’est pas à rapprocher de quelconques sorties d’ORPHANED LAND, non, si on peut y trouver quelques relents de Progressif à la PORCUPINE TREE ou MARILLION ("Melting Thoughts") c’est surtout du côté de Joe SATRIANI ou Steve VAI qu’il faut aller chercher les parallèles. Bien entendu on retrouve ces éléments Moyen Orientaux dans la musique de l’Israélien mais pas autant que ce à quoi on pouvait s’attendre et c’est une véritable surprise car la facilité aurait été de nous pondre du ORPHANED LAND en acoustique avec ces éléments si caractéristiques mais Yossi a développé une autre approche de sa musique pour cet album, comme il nous le confiait d’ailleurs lors de l’interview en novembre dernier, tout ceci est assez intimiste, classieux presque British tant la musique est propre est distinguée. Yossi n’omet pas des parties plus rythmées comme ce très bon "Another Day In The Office" aux relents bien plus Rock. Melting Clocks est également un concept album sur une journée qui pourrait être celle de n’importe qui mais qui met en évidence le choix de revivre cette même journée encore une fois, la routine, ou briser le cercle et vivre ses rêves, on sait que Yossi a choisi la deuxième option, un message positif que l’on connait de la part du musicien, par contre de routine il n’en n’est pas question musicalement car on ne s’ennuie pas sur cet album qui peut juste paraitre un peu trop calme de premier abord (certainement l’effet de surprise). Ensuite, sans être totalement transcendant, cette nouvelle vision de sa musique est très intéressante même si comparé à ce qui s’est déjà fait, rien de nouveau n’est à signaler pour les amateurs d’album de guitariste. Malgré un emploi du temps chargé, Yossi SASSI a su faire murir sa musique pour nous la proposer après 20 ans au service d’ORPHANED LAND dont il reste un membre compositeur très important, et qu’il a su s’entourer de quelques invités dont Marty FRIEDMAN, le plus connu des invités de cet album mais d’autres de tout horizon et tout pays illuminent aussi ce premier album dont on espère voir une suite un jour.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 8/10

     

    YOSSI SASSI

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  • ABYSSE – En(d)grave
    Blue Wave Recordings
    Style : Instrumental Sludge Metal
    Origine : France
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.myspace.com/abyssegroupe

    ABYSSE_Endgrave



    01. Eagle Of Haast / 02. Ten Thousand And Changes / 03. Mastodon / 04. Forest Monument / 05. Sharp And Chrome / 06. Golden Life / 07. Light For Wheke

    En 2009, j’attirais votre attention sur un groupe auteur d’une démo, Le Vide Est Forme, composé de 2 titres totalement instrumentaux. En 2012, après trois longues années de gestation le combo de la Loire, est annoncé comme la révélation de l’année, une reconnaissance, qui, disons le tout de suite, est largement méritée. Le groupe publie donc son premier album, composé de 7 titres qui marquent une évolution nette dans l’identité musicale de ce groupe unique. Si on est tenté de déclarer ABYSSE comme étant les KARMA TO BURN du Sludge, après l’écoute d’En(d)grave, ce n’est pas aussi évident car ce serait tellement réducteur. Car si ce premier album est une telle réussite, c’est justement parce que les p’tits gars de Cholet ne se sont pas contenter de se limiter au Sludge, "Eagle Of Haast" donne dans une couleur Post-Metal qui rappelle Le Vide Est Forme alors que "Ten Thousand And Changes" prend un visage plus Black Metal et que "Forest Monument" donne dans le Sludge mais surtout le quatuor uniformise tout cela pour donner une cohésion à l’ensemble qui nous permet aussi d’apprécier quelques lourdeurs comme "Golden Life". Avec une bonne tendance au Doom et au Sludge, le groupe a dynamisé sa musique et précisé ses leads, ses mélodies pour susciter une émotion qui n’a rien du romantisme, oubliez également les démonstrations techniques, non, ABYSSE utilise des schémas qui font que l’on attendrait presque du chant, et c’est surtout vrai sur "Ten Thousand And Charges". En donnant une couleur différente à chaque titre mais une tonalité unique à l’ensemble, les Français ont ouvert une voie qui va voir d’autres groupes débarquer, c’est certain, et si ils sont à l’affiche du Hellfest et de bien d’autres festivals, alors que le premier album parait seulement, c’est bien que ces gars là ont mis le doigt sur quelque chose d’unique dont En(d)grave ne sont que les prémices. Après GOJIRA ou HACRIDE, ABYSSE pourrait bien devenir un représentant du savoir faire Français en matière de Metal, un groupe à suivre de très près, mais ça, je vous l’ai déjà dit en 2009. Le groupe va donc plus vite à l’essentiel en raccourcissant la durée de ses morceaux et les 45 minutes sont facilement digérables, après trois écoutes consécutives, l’envie de ré appuyer sur play est très forte, signe d’un grand album, un très grand album avec des titres qui ne paraissent pas si exceptionnels pris séparément, et pourtant la mécanique est bien huilée avec un environnement très soigné, le groupe a mis toutes les chances de son côté, il ne manque plus que votre soutien !

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 9/10

     

    ABYSSE_Band2012

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  • THE MARS VOLTA – Noctourniquet
    Warner Records

    Style : Rock
    Pays : Etats-Unis
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.themarsvolta.com

    THE MARS VOLTA_Noctourniquet



    01. The Whip Hand / 02. Aegis / 03. Dyslexicon / 04. Empty Vessels Make The Loudest Sound / 05. The Malkin Jewel / 06. Lapochka / 07. In Absentia / 08. Imago / 09. Molochwalker / 10. Trinkets Pale Of Moon / 11. Vedamalady / 12. Noctourniquet / 13. Zed And Two Naughts

    Noctourniquet est déjà le huitième album de THE MARS VOLTA, un groupe étrange à l’univers unique et très personnel mais de suite reconnaissable. Cela faisait 3 ans que le groupe ne nous avait rien proposé de neuf alors inutile de préciser que ce nouvel opus est très attendu. Certes, THE MARS VOLTA n’est pas ce que l’on peut appeler un groupe de Metal mais les ponts qui le relie à ce style sont nombreux et l’ouverture d’esprit étant de mise, comment passer sous silence un tel album ? Le groupe, malgré ses expérimentations sonores, réussi à garder une cohérence et un côté direct dans son Rock et c’est ce qui permet à Noctourniquet de se hisser au niveau de ses illustres prédécesseurs, que ce soit un Rock à l’approche cinématographique qui puise autant dans MUSE que dans la Soul comme "The Whip Hand" ou un Rock plus remuant comme ce "Dyslexicon" aux relents d’AUDIOSLAVE. Les Américains ont de quoi donner le tournis, Rock intimiste aux nombreuses expérimentations sur "Empty Vessels Make The Loudest Sound", Art-Rock avec une voix proche de MARILYN MANSON prenant des airs de Robert PLANT sur "The Malkin Jewel" ou encore un Rock plus roots à l’image de ce que propose PAIN OF SALVATION sur ses deux derniers albums sur "Lapochka", les parallèles peuvent être nombreux mais tout ceci ne donne qu’une couleur des titres car la personnalité de THE MARS VOLTA emmène ces 13 titres vers d’autres choses, une personnalité unique, un son qui l’est tout autant, un ovni au même titre que PRIMUS par exemple. Ce nouvel album ne déroge pas à la règle du groupe, si vous êtes amateur de Rock super bien ficelé, personnel et ouvert d’esprit, THE MARS VOLTA est un groupe qui va tout de suite vous parler. Les Américains ont été confirmés à l’affiche des EUROCKEENNES DE BELFORT le 29 juin prochain, de quoi se faire une bonne idée du potentiel des gaillards.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 8.5/10

     

    THE MARS VOLTA_Band

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