• ANATHEMA – Weather Systems
    Kscope
    Style : Atmospheric Rock
    Origine : Royaume-Uni
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.anathema.vs

    ANATHEMA_Weather Systems



    01. Untouchable Part I / 02. Untouchable Part II / 03. The Gathering Of The Clouds / 04. Lightning Song / 05. Sunlight / 06. The Storm Before The Calm / 07. The Beginning And The End / 08. The Lost Child / 09. Internal Landscapes

    We’re Here Because We’re Here avait permis à ANATHEMA de se remettre sur la voie du studio et surtout des sorties car les albums des Anglais se font rares. Heureusement, les frangins y ont remédié avec Weather Systems, un nouvel album qui permet aux fans de retrouver un rythme plus soutenu. Si on reconnait tout de suite la dextérité de ces gars là, on peine cependant à en retrouver l’âme qu’ils affichaient sur l’album précédent, l’étape Hindsight et Falling Deeper a laissé plus de traces qu’au premier abord. Avec "Untouchable Part I", ANATHEMA assure la continuité avec le précédent album, un Rock dynamique et lumineux, dans une veine bien connue maintenant pour les Anglais qui prennent le virage de ce nouvel album avec "Untouchable Part II" qui débute au piano, un esprit plus intimiste, dans la même tonalité, et qui renferme quelques cordes et des voix féminines toujours aussi délicates. Ce schéma va servir de fil rouge à ce nouvel album, le neuvième véritable album, puisque les titres suivant vont emprunter la même route où les arrangements aux cordes dominent là où ANATHEMA privilégiait les montées Progressives à la guitare avec une ambiance et une patte unique. On a l’impression que pour Weather Systems, le groupe, et les frères Cavanagh en tête aux guitares, a été à la simplicité, tombant dans une musique certes de haut niveau mais plus banale que ce à quoi le groupe nous avait habitué. Alors attention, Weather Systems est un bon album, mais au fil du temps on s’aperçoit que le groupe vient peut-être de franchir un cap très important qui va laisser sa frange du public Metal sur le carreau car si sur "Lightning Song", on retrouve cet esprit et cette écriture Progressive dans son intensité, tout cela est bien maigre pour ceux qui ont adoré A Natural Disaster et We’re Here Because We’re Here (désolé j’en fais partie). On jettera toujours une oreille à ce qu’ANATHEMA proposera mais les Anglais commencent là un nouveau cycle de leur carrière, le troisième.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

    ANATHEMA_Band2012

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  • YOSSI SASSI – Melting Clocks
    Verycords
    Stle : Moyen-Oriental Rock
    Origine : Israel
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.yossisassi.com

    YOSSI SASSI_Melting Clocks



    01. Drive / 02. Fields Of Sunrise / 03. The Calling : Rush Hour / 04. Numbers’ World / 05. Melting Thoughts / 06. Another Day In The Office / 07. Ain't Good Enough / 08. The Routine / 09. Sahara Afternoon / 10. Sunset / 11. Simple Things / 12. Melting Clock

    Guitariste fondateur d’ORPHANED LAND, Yossi SASSI jouit d’une certaine réputation dans le milieu Metal qui lui donne une crédibilité enviable pour sortir un premier album solo. Son nom, Melting Clocks, le guitariste défendait déjà cet album en novembre dernier, en pleine tournée d’ORPHANED LAND et il est certain que la passion de ce bonhomme est communicative tout autant que son sourire qu’il met superbement en musique sur ce premier jet. Le résultat n’est pas à rapprocher de quelconques sorties d’ORPHANED LAND, non, si on peut y trouver quelques relents de Progressif à la PORCUPINE TREE ou MARILLION ("Melting Thoughts") c’est surtout du côté de Joe SATRIANI ou Steve VAI qu’il faut aller chercher les parallèles. Bien entendu on retrouve ces éléments Moyen Orientaux dans la musique de l’Israélien mais pas autant que ce à quoi on pouvait s’attendre et c’est une véritable surprise car la facilité aurait été de nous pondre du ORPHANED LAND en acoustique avec ces éléments si caractéristiques mais Yossi a développé une autre approche de sa musique pour cet album, comme il nous le confiait d’ailleurs lors de l’interview en novembre dernier, tout ceci est assez intimiste, classieux presque British tant la musique est propre est distinguée. Yossi n’omet pas des parties plus rythmées comme ce très bon "Another Day In The Office" aux relents bien plus Rock. Melting Clocks est également un concept album sur une journée qui pourrait être celle de n’importe qui mais qui met en évidence le choix de revivre cette même journée encore une fois, la routine, ou briser le cercle et vivre ses rêves, on sait que Yossi a choisi la deuxième option, un message positif que l’on connait de la part du musicien, par contre de routine il n’en n’est pas question musicalement car on ne s’ennuie pas sur cet album qui peut juste paraitre un peu trop calme de premier abord (certainement l’effet de surprise). Ensuite, sans être totalement transcendant, cette nouvelle vision de sa musique est très intéressante même si comparé à ce qui s’est déjà fait, rien de nouveau n’est à signaler pour les amateurs d’album de guitariste. Malgré un emploi du temps chargé, Yossi SASSI a su faire murir sa musique pour nous la proposer après 20 ans au service d’ORPHANED LAND dont il reste un membre compositeur très important, et qu’il a su s’entourer de quelques invités dont Marty FRIEDMAN, le plus connu des invités de cet album mais d’autres de tout horizon et tout pays illuminent aussi ce premier album dont on espère voir une suite un jour.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 8/10

     

    YOSSI SASSI

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  • ABYSSE – En(d)grave
    Blue Wave Recordings
    Style : Instrumental Sludge Metal
    Origine : France
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.myspace.com/abyssegroupe

    ABYSSE_Endgrave



    01. Eagle Of Haast / 02. Ten Thousand And Changes / 03. Mastodon / 04. Forest Monument / 05. Sharp And Chrome / 06. Golden Life / 07. Light For Wheke

    En 2009, j’attirais votre attention sur un groupe auteur d’une démo, Le Vide Est Forme, composé de 2 titres totalement instrumentaux. En 2012, après trois longues années de gestation le combo de la Loire, est annoncé comme la révélation de l’année, une reconnaissance, qui, disons le tout de suite, est largement méritée. Le groupe publie donc son premier album, composé de 7 titres qui marquent une évolution nette dans l’identité musicale de ce groupe unique. Si on est tenté de déclarer ABYSSE comme étant les KARMA TO BURN du Sludge, après l’écoute d’En(d)grave, ce n’est pas aussi évident car ce serait tellement réducteur. Car si ce premier album est une telle réussite, c’est justement parce que les p’tits gars de Cholet ne se sont pas contenter de se limiter au Sludge, "Eagle Of Haast" donne dans une couleur Post-Metal qui rappelle Le Vide Est Forme alors que "Ten Thousand And Changes" prend un visage plus Black Metal et que "Forest Monument" donne dans le Sludge mais surtout le quatuor uniformise tout cela pour donner une cohésion à l’ensemble qui nous permet aussi d’apprécier quelques lourdeurs comme "Golden Life". Avec une bonne tendance au Doom et au Sludge, le groupe a dynamisé sa musique et précisé ses leads, ses mélodies pour susciter une émotion qui n’a rien du romantisme, oubliez également les démonstrations techniques, non, ABYSSE utilise des schémas qui font que l’on attendrait presque du chant, et c’est surtout vrai sur "Ten Thousand And Charges". En donnant une couleur différente à chaque titre mais une tonalité unique à l’ensemble, les Français ont ouvert une voie qui va voir d’autres groupes débarquer, c’est certain, et si ils sont à l’affiche du Hellfest et de bien d’autres festivals, alors que le premier album parait seulement, c’est bien que ces gars là ont mis le doigt sur quelque chose d’unique dont En(d)grave ne sont que les prémices. Après GOJIRA ou HACRIDE, ABYSSE pourrait bien devenir un représentant du savoir faire Français en matière de Metal, un groupe à suivre de très près, mais ça, je vous l’ai déjà dit en 2009. Le groupe va donc plus vite à l’essentiel en raccourcissant la durée de ses morceaux et les 45 minutes sont facilement digérables, après trois écoutes consécutives, l’envie de ré appuyer sur play est très forte, signe d’un grand album, un très grand album avec des titres qui ne paraissent pas si exceptionnels pris séparément, et pourtant la mécanique est bien huilée avec un environnement très soigné, le groupe a mis toutes les chances de son côté, il ne manque plus que votre soutien !

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 9/10

     

    ABYSSE_Band2012

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  • THE MARS VOLTA – Noctourniquet
    Warner Records

    Style : Rock
    Pays : Etats-Unis
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.themarsvolta.com

    THE MARS VOLTA_Noctourniquet



    01. The Whip Hand / 02. Aegis / 03. Dyslexicon / 04. Empty Vessels Make The Loudest Sound / 05. The Malkin Jewel / 06. Lapochka / 07. In Absentia / 08. Imago / 09. Molochwalker / 10. Trinkets Pale Of Moon / 11. Vedamalady / 12. Noctourniquet / 13. Zed And Two Naughts

    Noctourniquet est déjà le huitième album de THE MARS VOLTA, un groupe étrange à l’univers unique et très personnel mais de suite reconnaissable. Cela faisait 3 ans que le groupe ne nous avait rien proposé de neuf alors inutile de préciser que ce nouvel opus est très attendu. Certes, THE MARS VOLTA n’est pas ce que l’on peut appeler un groupe de Metal mais les ponts qui le relie à ce style sont nombreux et l’ouverture d’esprit étant de mise, comment passer sous silence un tel album ? Le groupe, malgré ses expérimentations sonores, réussi à garder une cohérence et un côté direct dans son Rock et c’est ce qui permet à Noctourniquet de se hisser au niveau de ses illustres prédécesseurs, que ce soit un Rock à l’approche cinématographique qui puise autant dans MUSE que dans la Soul comme "The Whip Hand" ou un Rock plus remuant comme ce "Dyslexicon" aux relents d’AUDIOSLAVE. Les Américains ont de quoi donner le tournis, Rock intimiste aux nombreuses expérimentations sur "Empty Vessels Make The Loudest Sound", Art-Rock avec une voix proche de MARILYN MANSON prenant des airs de Robert PLANT sur "The Malkin Jewel" ou encore un Rock plus roots à l’image de ce que propose PAIN OF SALVATION sur ses deux derniers albums sur "Lapochka", les parallèles peuvent être nombreux mais tout ceci ne donne qu’une couleur des titres car la personnalité de THE MARS VOLTA emmène ces 13 titres vers d’autres choses, une personnalité unique, un son qui l’est tout autant, un ovni au même titre que PRIMUS par exemple. Ce nouvel album ne déroge pas à la règle du groupe, si vous êtes amateur de Rock super bien ficelé, personnel et ouvert d’esprit, THE MARS VOLTA est un groupe qui va tout de suite vous parler. Les Américains ont été confirmés à l’affiche des EUROCKEENNES DE BELFORT le 29 juin prochain, de quoi se faire une bonne idée du potentiel des gaillards.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 8.5/10

     

    THE MARS VOLTA_Band

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  • MY DYNAMITE - My Dynamite
    LISTENABLE RECORDS

    Genre : Classic (Hard) Rock
    Pays : Australie
    Sortie : Mars 2012
    Site Web : www.mydynamite.net
    www.facebook.com/mydynamite

    MY DYNAMITE_My Dynamite



    01. Take It Or Leave it / 02. Inside Out / 03. If We're Livin' / 04. Dirty Game / 05. Watch Yourself Grow / 06. Raise Your Glasses / 07. Singing Stormy Weather / 08. Big Attraction / 09. All That She Brings / 10. Fork In Your Tongue


    Il semblerait que le label français Listenable cherche ces temps-ci à se diversifier en s’intéressant à des styles gravitant en marge de l’univers purement metal dans lequel il s’était à l’origine spécialisé. Après les STICKY BOYS, dont je vous parlais récemment, voici donc apparaître au sein de l’écurie un jeune combo australien, MY DYNAMITE. Je manque certainement de références pour vous décrire correctement la musique de ce groupe de Rock classique (ben oui, born in ’79 !) mais je vais tout de même essayer. Si les vieux albums d’AEROSMITH, de THE ROLLING STONES, AC/DC, LED ZEP’ ou encore de LYNYRD SKYNYRD vous parlent, vous serez forcément client ! MY DYNAMITE se veut aussi plus posé que les suédois de GRAVEYARD, autre combo donnant dans une nostalgie tout sauf gratuite. Ici, les arrangements sont soignés (présence de cuivres, d’orgue, etc.) et les rythmes varient pour un résultat soigné et plein de groove. De sympathiques touches Soul ou Southern Rock parsèment ce répertoire qui s’avère rapidement irrésistible. Ok, MY DYNAMITE ne donne pas dans les hymnes immédiats façon « pub rock » – quoique, dans ce domaine, "Raise Your Glasses" ait un potentiel certain – mais cela fait justement du bien d’entendre quelque-chose de plus fouillé, de plus « posé » comme je le disais précédemment. La production est fine et très à propos. Et pour couronner le tout, les musiciens excellent dans leur registre et le chanteur Patrick Carmody brille tout particulièrement. Non, j’ai beau chercher, je ne vois pas ce qui pourrait empêcher MY DYNAMITE de faire parler de lui, comme dans son pays d’origine où il semble déjà avoir marqué les esprits.

    Chronique par Morbid S.

    Note : 8/10

     

    MY DYNAMITE_Band

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  • STICKY BOYS - This Is Rock N' Roll
    LISTENABLE RECORDS
    Genre : Hard Rock
    Pays : France
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.stickyboys.eu

    Sticky Boys_This Is RocknRoll




    1. This Is Rock’n’Roll (intro) / 2. Rock’n’Roll Nation / 3. Bang That Head / 4. Great Big Dynamite / 5. Girls In The City / 6. Big Thrill / 7. Miss Saturday Night / 8. The World Don’t Go Round / 9. Night Rocker / 10. Fat Boy Charlie / 11. The Way To Rock’n’Roll
     

    Vous vous souvenez des STICKY BOYS et de leur apparition dans une pub de la SNCF ? Et bien le trio est de retour avec un premier disque sous le bras. Dès la première note, on comprend immédiatement à quelle sauce on va être mangés : du gros Hard très influencé par le AC/DC le plus furieux. Le chant cradingue d’Alex s’éloigne en revanche de cette encombrante référence, notamment dans son placement. Les refrains sont autant de déclarations poétiques dans le style « bad rocker fêtard » et ça fonctionne plutôt bien. Il se dégage également des morceaux une certaine urgence que l’on pourrait rapprocher d’AMERICAN DOG. Malheureusement, si ces 39 minutes de bonheur sont loin d’être désagréables, on les imagine difficilement passer outre le statut de bande-son de fiesta arrosée, ou de bon Rock à écouter en bagnole. Remarque, vu l’humilité du style, on imagine volontiers les « mecs collants » se satisfaire amplement de remplir ces deux fonctions. Peu de surprises au menu donc, malgré une maîtrise qui a déjà de quoi impressionner.

    Chronique par Morbid S.

    Note : 6,5/10

     

    STICKY BOYS_Logo Band

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  • NIGHTQUEEN - For Queen And Metal
    MASSACRE RECORDS
    Genre : Power/Heavy Metal
    Pays : Belgique
    Sortie : Fevrier 2012
    Site Web :
    www.nightqueen.be

    NIGHTQUEEN_For Queen And Metal



    1. Into the Night / 2. Nightfall / 3. Mystical Nights / 4. For Queen and Metal / 5. Lady Fantasy / 6. Nocturnal Thoughts / 7. Secret of the Blind Man / 8. Majesty / 9. Rebel to Rebel / 10. Screaming for Mercy / 11. Dark Fairy


    NIGHTQUEEN arrive avec son premier album, le bien nommé For Queen And Metal. Nos amis Belges ont eux aussi un potentiel de groupes fort intéressants, et dans la cas présent, NIGHTQUEEN et sa jolie et talentueuse chanteuse Keely Larreina en font partie. Un line up efficace et de qualité avec deux guitares (Rex Zeco et Alan Rawson), une section rythmique composé de Steven Steele (basse) et William Blodyn (batterie) et complété de Daniel Kells, un clavier qui s'avére essentiel et présent avec justesse, et bien sur l'excellente Keely au micro. Le style évolue dans un Heavy costaud teinté sympho avec l'apport des claviers mais, et c'est là qu'il faut bien faire la différence, ce n'est pas un groupe symphonico lyrique avec les ingrédients actuels, non, NIGHTQUEEN est bien dans un Power/Heavy Metal à chanteuse, mélodique et charnu qui est la base des compositions ! Certains se rappelleront les groupes féminins qui ont donné leur pêche comme DORO (oui je sais elle est pas terrible celle-là !), des années 80 à aujourd'hui. Alors pas d'influences majeures mais un mélange bien assimilé des bases du genre, cette simplicité directe et efficace donne donc un album fort sympathique qui tape sérieusement tout en modulant sa rage par un apport mélodique judicieux. Pour s'en convaincre il suffit d'écouter "Nightfall" qui annonce la couleur, "Mystical Might" racé et finissant avec une jovialité communicative, "For Queen And Metal", le parfait hymne subtil et enivrant, tout y est pour apporter une sacrée dose de peps. "Lady Fantasy" et ses guitares à l'honneur, point fort en général car l'aspect sympho n'est pas mis en avant de façon execerbé mais apporte juste ce qu'il faut, "Secret Of A Blind Man", souple et harmonieux, ne perdant pas sa puissance, les touches de claviers s'avèrent d'un très bel effet. "Majesty" est un titre assez long qui prouve toute la capacité qu'a NIGHTQUEEN de composer une oeuvre généreuse mais pas alambiquée, "Rebel To Rebel" nous ramène sur les rails du pêchu bien envoyé. Voilà en gros ce que l'on peut qualifier de bel album qui, pour un premier jet, fait mouche. Sans doute quelques petits peaufinages donneront à NIGHTQUEEN l'occasion de passer un cap mais que le peuple Heavy se rassure, les bases sont bien là, présentes, efficaces et bigrement communicatives ! D'ailleurs l'excellente prestation du groupe au récent PPMF 2012 enfonce le clou de mon adhésion à NIGHTQUEEN. Mes respects majesté...!

    Chronique par Nigel Stargazer

    Note : 7.5/10

    nightqueen_band 2012

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  • MUNICIPAL WASTE – The Fatal Feast
    Nuclear Blast
    Style : Crossover / Thrash Metal
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.facethewaste.com

    municipal waste_the fatal feast_waste in space




    01. Waste In Space / 02. Repossession / 03. New Dead Masters / 04. Unholy Abductor / 05. Idiot Check / 06. Covered In Sick/The Barfer / 07. You’re Cut Off / 08. Authority Complex / 09. Standards And Practices / 10. Crushing West / 11. Wound / 12. The Monster With 21 Faces / 13. Jesus Freaks / 14. The Fatal Feast / 15. 12 Step Program / 16. Eviction Party (vinyl version bonus track) / 17. Death Tax / 18. Residential Disaster

    Les Américains de MUNICIPAL WASTE font partie de cette nouvelle vague Thrash Metal qui nous replonge dans les 80’s. The Fatal Feast est le cinquième album de ce groupe devenu comme une valeur sure pour les amateurs de riffs tranchants, et comme toujours avec le côté crade, Punk et direct qui les caractérisent bien, MUNICIPAL WASTE vient nous livrer un peu moins de 40 minutes d’un Thrash à la croisée de SUICIDAL TENDENCIES, notamment dans les voix ("Repossession"), d’ANTHRAX ou de SLAYER dont le rythme effréné est emprunté par ces gaillards le temps d’un "Unholy Abductor" expéditif. Les titres sont généralement courts et s’enchainent sans temps mort, la voix linéaire de Tony FORESTA, la batterie martelant un tempo d’enfer, tout cela n’occulte pas l’esprit live qui règne sur cet album toutefois réservé aux plus mordus des passionnés de Thrash Metal car rien de nouveau n’est à attendre de ce The Fatal Feast. L’esprit Punk ressort bien plus encore sur l’ultime "Residential Disaster" et les Américains rappellent combien la scène Punk et Thrash ont de points communs, chose que les esprits obtus ont fini par faire oublier mais à travers ce mouvement revival il y a peut être aussi une volonté de revenir aux fondamentaux pour que l’on prenne conscience que la différence entre le Thrash Metal et le Melodic Thrash Metal n’a que peu d’intérêt. Dans notre volonté de tout bien organiser afin de diriger les moutons vers le bon enclos, on a oublié l’essentiel, les passerelles qui permettent à des gens de découvrir d’autres styles, et MUNICIPAL WASTE est de ceux-là, de ceux qui nous permettent de garder les yeux ouverts. Alors oui, MUNICIPAL WASTE pratique un Thrash Metal qui a déjà été fait mais il pratique surtout un Thrash Metal qui jouit d’une certaine aura auprès du public. A noter que la version vinyle que NUCLEAR BLAST a concocté renferme un titre bonus, "Eviction Party", un titre éclair qui ne fera pas avancer la chose mais c’est juste un uppercut de plus dans votre face ! Après, reste le son qui pour le coup, peut vraiment paraitre daté, c’est plutôt là-dessus que l’on peut émettre quelques réserves, un style tel que celui proposé là avec une production actuelle donnerait une personnalité plus forte à ces Américains.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 7/10

    MUNICIPAL WASTE_Band_The Fatal Feast

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  • ACCEPT - Stalingrad
    NUCLEAR BLAST

    Style Heavy Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.acceptworldwide.com

    accept_stalingrad2



    01. Hung, Drawn And Quartered / 02. Stalingrad / 03. Hellfire / 04. Flash To Bang Time / 05. Shadow Soldiers / 06. Revolution / 07. Against The World / 08. Twist Of Fate / 09. The Quick And The Dead / 10. The Galley

    Après un retour tonitruant en 2010 avec l'énorme Blood Of The Nations qui a prouvé qu'ACCEPT pouvait avoir une seconde vie et surtout une vraie légitimité sans son mythique chanteur Udo DIRKSCHNEIDER aujourd'hui remplacé fort avantageusement par un Mark TORNILLO plus que convaincant. Les maitres du Teutonic Heavy Metal sont donc de retour avec Stalingrad, un album qui se positionne dans la droite lignée de son prédécesseur, tout est carré et d'une efficacité imparable... tout simplement du ACCEPT grand crû ! Parfait pour ouvrir l'album, "Hung, Drawn And Quartered" et son tempo speed va rapidement mettre tout le monde d'accord, un morceau certes très "classique" mais diablement efficace qui nous permet d'entrer de plain pied dans l'ambiance explosive de ce nouvel opus... Il en sera de même avec l'entêtant "Stalingrad" qui a lui des allures d'hymne avec son refrain fédérateur et ses choeurs guerriers typiques de l'identité ACCEPT. Autre grand moment, le splendide "Shadow Soldiers", mid tempo particulièrement inspiré avec sa mélodie très soignée... Au rayon des titres les plus percutants, on retiendra également l'oppressant "Hellfire" ou les speed et très Heavy "Flash To Bang Time" ou "The Quick And the Dead"... Avec Stalingrad, la légende Allemande confirme sa grande forme actuelle, ceux qui pensaient ce retour éphémère en seront une fois de plus pour leurs frais, ACCEPT n'est pas revenu pour faire de la figuration, ce treizième album ô combien solide et percutant en est la preuve !

    Chronique par Nono666

    Note : 8/10

    accept_band2012
     

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  • XANDRIA - Neverworld's End
    NAPALM RECORDS

    Style : Symphonic Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : Fevrier 2012
    Site Web : www.xandria.de

    Xandria_Neverworlds End



    01. A Prophecy Of A World To Fall / 02. Valentine / 03. Forevermore / 04. Euphoria / 05. Blood On My Hands / 06. Soulcrusher / 07. The Dream Is Still Alive / 08. The Lost Elysion / 09. Call Of The Wind / 10. A Thousand Letters / 11. Cursed / 12. The Nomad's Crown

    Après un début de carrière plutôt intense en terme de sorties, pas moins de quatre albums verront le jour entre 2003 et 2007, XANDRIA devra quasiment repartir de zero après le départ de sa chanteuse Lisa MIDDELHAUVE en 2008. Remplacée par Kerstin BISCHOFF en 2009, cette dernière ne restera finalement que quelques mois au sein du combo Allemand et ce n'est qu'en ce début d'année 2012, soit 5 ans après Salomé, The Seventh Veil, que XANDRIA refait surface avec sa nouvelle vocaliste Manuela KRALLER (ex HAGGARD) et nous offre ce Neverworld's End, petit bijou de Metal symphonique où l'on découvre un XANDRIA métamorphosé, se réinventant littéralement, passant d'un Metal Gothique pas toujours très inspiré (ère Lisa MIDDELHAUVE) à un Metal symphonique sublime aujourd'hui, seul "Forevermore" peut encore faire le lien avec le passé. Comment ce groupe longtemps considéré comme de "seconde zone" a t'il réussi a atteindre un tel niveau sur cette cinquième réalisation. Il y a bien sûr le chant lyrique et puissant de Manuela KRALLER qui change du tout au tout avec le voix fluette de Lisa MIDDELHAUVE, apportant ainsi une nouvelle dimension à la musique de XANDRIA, la chanteuse a un timbre qui ressemble à s'y méprendre à Tarja TURUNEN... mais ce n'est pas tout, il y a derrière un énorme travail de composition de la part de Marco HEUBAUM qui réalise ici un boulot impressionnant en faisant cohabiter dans un équilibre quasi parfait guitares incisives typiquement Metal et orchestrations majestueuses, et si le parallèle avec NIGHTWISH (époque Wishmaster, Century Child) est indéniable, il n'est pas si génant que cela tant ce Neverworld's End recèle de qualités et laisse éclater la maturité d'un XANDRIA au sommet de son art. De véritables pépites émergent de cet album en tous points réussi, à commencer par "Soulcrusher", sombre et Heavy, "The Lost Elysion" dans la même veine ou encore l'épique "The Nomad's Crown" à l'ambiance orientale, sans oublier le très accrocheur single "Valentine", titre particulièrement addictif qui ne vous quittera plus... Une belle réussite qui avec un poil de personnalité supplémentaire pourrait bien permettre à XANDRIA d'enfin s'imposer aux côtés des leaders du genre que sont NIGHTWISH, WITHIN TEMPTATION et autres EPICA... En tout cas le potentiel est là, bien présent !

    Chronique par Nono666

    Note : 9/10

    XANDRIA_Band_Promo Neverworld

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