• HYDROGYN - Private Sessions
    Rapid Fire Records / Music Buy Mail
    Style : Hard Rock
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.hydrogyn.com

    hydrogyn_private sessions



    01. Something To Say / 02. Forbidden Kind / 03. Scream / 04. I Don't Know How / 05. Heated Nights / 06. Creeper / 07. Don'tcha Walk Away / 08. Roselyne's Song / 09. Feeling / 10. Un Monde Perdu / 11. It Doesn't Matter / 12. Heaven's On Fire (Kiss Cover - Ghost track)

    Après quelques projets respectifs des membres du groupe (un album solo : If Ever A Day pour Julie WESTLAKE et la création d'un autre groupe, URA-KIA, pour Jeff WESTLAKE), HYDROGYN revient en cette année 2012 avec une nouvelle galette : Private Sessions, un album produit et enregistré en France par un collectif appelé The Atlantic Connection, moins Metal, plus électro-Rock que ses prédécesseurs. On note d'emblée la présence plus marquée de samples et nappes de claviers. Les mélodies et harmonies de chant sont toujours soignées et très Pop-Rock, avec des morceaux d'une efficacité redoutable ("Something To Say", "Scream", "I Don't Know How", "Heated Nights, Feeling", "It Doesn't Matter"), s'aventurant  parfois vers le côté émo d'EVANESCENCE ("Forbidden Kind"), nous offrant des compos aux riffs groovy à souhait ("Creeper", "Don'tcha Walk Away"), ou encore le magnifique "Roseline's Song", pas à proprement parler une balade(plutôt une power-balade) mais chargé d'une émotion intense. Une autre chanson (assez émo également) est à noter pour son texte en français : "Un Monde Perdu", que Julie chante en duo avec Anthony Dura, et où la belle manie avec dextérité la langue de Molière. "Mais où est donc passée la reprise de l'album dont nous a habitué HYDROGYN ?" me demanderez-vous ? Et bien il y en a bien une ! Il s'agit du 12ème morceau, qui n'est pas inscrit sur la jaquette, mais qui est bien présent sur l'album (en tout cas sur la version européenne de celui-ci) ! Cette fois-ci HYDROGYN nous délecte avec bonheur d'un morceau de KISS : "Heaven's On Fire". La production de l'album est énorme à l'exception du son des guitares qui manquent singulièrement de tranchant (entendez par là d'aigus) et qu'on dirait enregistrées du bout d'un tunnel ! Je pense, à titre personnel, que cela gâche la qualité du son de l'album. Dommage ! Les chansons sont magnifiques, les riffs sont excellents et la voix de Julie "Prettiest Voice" WESTLAKE toujours aussi magique de puissance et de clarté. HYDROGYN change légèrement de cap donc, laissant pour un temps le Heavy Metal de ses débuts au profit d'un Hard Rock teinté d'émo et d'électro de très bonne facture ! Laissez-vous séduire !...

    Chronique par Denix666

    Note : 8/10

     

    HYDROGYN_Julie

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  • TREPALIUM – H.N.P.
    Klonosphère
    Style : Groove Death Metal
    Origine : France
    Sortie : Juin 2012
    Site Web : www.trepalium.com

    TREPALIUM_HNP



    01. Heic Noenum Pax / 02. Prescription Of Crisis / 03. S(l)ave The World / 04. Order The Labyrinth / 05. Insane Architect / 06. Let The Clown Rise / 07. (A)i Was(s) / 08. The Worst F®iend / 09. Raining Past / 10. I’m Broken (PANTERA cover)

    Alors que l’on avait bien faillit perdre le groupe à cause de galères, TREPALIUM s’est vu soutenu par SEASON OF MIST lors du précédent album, XIII, sorti en 2009, et on avait pu constater la renaissance du groupe lors de shows très dynamiques en première partie de GOJIRA. Aujourd’hui, les Français mettent les petits plats dans les grands, autoproduction, réalisation de l’album par Thibault CHAUMONT, ingénieur du son live du groupe, artwork réalisé par l’entourage du groupe et soutient d’une structure importante avec KLONOSPHERE et ce qui pourrait passer pour un retour à la case départ pour TREPALIUM se transforme rapidement en une force de frappe comme tous les groupes signés sur des labels n’en bénéficient pas. Avec H.N.P., le groupe referme un triptyque commencé sur Alchemik Clockwork Of Disorder (2006) contant les aventures du héros XIII. Musicalement, TREPALIUM enfonce le clou et affirme sa personnalité qui a fait sa renommée, une base Death Metal sur laquelle vient se greffer beaucoup d’influences, de styles divers et variés avec une liberté que l’on attribuera au Jazz dont le groupe s’est déjà inspiré à de nombreuses reprises. Toutefois, on remarque une certaine homogénéité de l’ensemble et ce grâce à un groove important et constant tout au long de l’album et symbolisé par la reprise qui referme cet album, l’énorme "I’m Broken" de PANTERA dont la lourdeur est parfaitement retranscrite. Côté technique, les Français ne sont pas en reste car chez TREPALIUM, le groove n’est pas sautillant, il s’agit plus d’un jeu avec la rythmique avec des décalages de temps que le groupe intercale avec  des parties plus relâchées. On reconnait de suite le style TREPALIUM, la chanson titre en est un parfait exemple, entre harmonies dissonantes comme GOJIRA a pu le populariser, riffs jouant avec la rythmique et chant vindicatif, ces gaillards là nous proposent un cocktail assez peu servi aussi bien en France qu’en Europe, une fenêtre d’expression qui, on l’espère, devrait susciter l’intérêt de l’étranger puisque le groupe n’exclut pas de sortir l’album en dehors de l’hexagone. "Insane Architect" renferme un feeling plus Hard Rock, bien illuminé par ce solo qui précède une double grosse caisse écrasante, "S(l)ave The World" envoie ce fameux groove, "Let The Clown Rise" laisse la part la plus extrême du groupe s’exprimer, un album varié pour lequel le groupe ne s’est pas laissé enfermer par le concept qui traite de l’héritage laissé par le héros mort sur l’album précédent. Voilà un quatrième album qui, on l’espère, installera durablement ce groupe doué qui peut compter sur des fans fidèles. A voir sur scène en octobre prochain à l’occasion du KLONOSPHERE TOUR avec HACRIDE et KLONE.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

    Trepalium-photo

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  • CHANNEL ZERO – Feed ‘Em With A Brick
    Graviton
    Style : Power/Thrash Metal
    Origine : Belgique
    Sortie : Juin 2012
    Site Web : www.channel-zero.be

    channel zero_feed em with a brick



    01. Hot Summer / 02. Guns Of Navarone / 03. Electric Showdown / 04. Freedom / 05. In The City / 06. Angel’s Blood / 07. Side Lines / 08. Hammerhead / 09. Capitol Pigs / 10. Ammunition / 11. War Is Hell / 12. Ocean
        
    Avec une sortie initiale chez Roadrunner qui remonte maintenant à un an, sortie qui à l'époque a soigneusement ignorée la France, voici enfin, grace à GRAVITON, l'album du retour des Belges de CHANNEL ZERO, une sortie française qui coincide pile poil avec le passage du combo au Hellfest... Véritable groupe ignoré lors de sa première partie de carrière, CHANNEL ZERO s’était séparé en 1997 après avoir livré un Black Fuel décevant en terme de ventes peut être mais qui, musicalement, était tout simplement le meilleur album des Belges avec "Black Fuel", "Fool’s On Parade", "Call On Me" ou "Misery", le groupe confirmait son virage Power Metal plus que le Hardcore de ses débuts. En 2009, le groupe se reforme à la demande générale et offre 6 concerts sold-out à Bruxelles devant 12 000 personnes, véritable plébiscite, il n’en fallait pas plus pour voir débarquer un nouvel album. Alors quoi attendre de ces vétérans 21 ans après leur formation et surtout 14 ans après leur split. Que les amateurs de Black Fuel se réjouissent c’est bien sur cette voie Power/Thrash Metal que les Belges persistent avec le single "Hot Summer" où le parallèle avec ANTHRAX de la période We’ve Come For You All est perceptible tout comme celui avec DIVINE DECAY. Pourtant, le groupe a évolué et ne se contente pas d’une redite pourtant facile, avec des titres plus mélodiques comme "Guns Of Navarone" ou "Freedom" qui renferment des refrains bien arrangés et des leads de guitare immédiats. Là où le groupe avait trouvé la balance parfaite entre titre plus ambiancé et boucherie sur le précédent album, ici CHANNEL ZERO a revu un peu l’équalisation de tout cela et si le début d’un "In The City" tape dans le dur, le refrain qui déboule derrière est des plus mélodiques, une contrebalance gagnante qui fait de ce Feed ‘Em With A Brick un retour gagnant à l’image d’un "Side Lines" tour à tour posé, groovy et down tempo pesant. Vocalement, Franky De Smet Van Damme (ndlr. ce n’est pas le fils caché de Jean Philippe et Jean Claude) est à mi-chemin entre John BUSH (ex-ANTHRAX, ARMORED SAINT) et Michael POULSEN (VOLBEAT) dans ses parties les plus Heavy, comment un groupe avec un tel chanteur a pu rester muet 12 années durant ? Il est à noter également que dans cette reformation, le précédent guitariste, Xavier CARION, ne fait pas partie de l’aventure, remplacé par Mike DOLING (SNOT) qui tient ici très bien le poste. Un album à découvrir d’urgence en espérant qu’ils ne s’arrêtent pas là, un retour que je n’espérais plus et pourtant...

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 9/10

     

     

    CHANNEL ZERO_Band 2011
     

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  • BARREN EARTH – The Devil’s Resolve
    Peaceville Records
    Style : Progressive Melodic Death Metal
    Origine : Finlande
    Sortie : Mars 2012
    Site Web : www.barrenearth.com

    barren earth_the devils resolve_2012



    01. Passing Of The Crimson Shadows / 02. The Rains Begin / 03. Vintage Warlords / 04. As It Is Written / 05. The Dead Exiles / 06. Oriental Pyre / 07. White Fields / 08. Where All Stories End

    Super groupe réunissant des membres ou ex-membres d’AMORPHIS, SWALLOW THE SUN, KREATOR ou MOONSORROW, les Finlandais de BARREN EARTH avaient illuminé l’année 2010 avec le superbe premier album Curse Of The Red River. Le groupe bat le fer tant qu’il est chaud et profite d’une toute petite fenêtre de liberté de ses 6 membres pour nous proposer une suite avec The Devil’s Resolve. Mais bien plus qu’une suite, ce nouvel album marque une évolution qui finira de convaincre les plus sceptiques sur la capacité du groupe à évoluer et à se poser comme un réel groupe. Le visage de ces 8 nouveaux titres est bien plus progressif avec en toile de fond un Melodic Death Metal très inspiré par AMORPHIS. "Passing Of The Crimson Shadows", "Oriental Pyre" ou "White Fields" marquent franchement cette evolution qui mène le groupe sur un terrain qu’un certain OPETH a déjà côtoyer il n’y a pas si longtemps. Certes, l’ambiance est ici différente, le côté Folk que l’on peut entendre chez AMORPHIS est également présent sur ce nouvel album (le single "The Rains Begin" ou le bonus track "Martyrs Of Devotion") mais on découvre cette même délicatesse dans les mélodies envoyées par les guitares ou les claviers assez présents sur ce deuxième opus. Toutefois, le chanteur de BARREN EARTH évolue également au sein de SWALLOW THE SUN et cela s’entend sur des titres aux contours bien plus Doom comme "The Dead Exiles" qui nous rappelle les bons albums d’EVADNE, DRACONIAN ou nous petits Français de LETHIAN DREAMS, un Doom/Death mélodique porté par des claviers. Supporté par une production aussi classieuse que précise signée Jukka VARMO, cet opus est aussi marqué par l’influence du Rock Progressif dont le titre d’ouverture "Passing Of The Crimson Shadows" nous évoque autant OPETH qu’ORPHANED LAND dans la structure du morceau, dans le riffing, le placement des lignes vocales, un travail subtil que l’on retrouve encore sur "White Fields" et ses relents de KING CRIMSON. En effet, ce titre est plus un amoncèlement de plusieurs petits scénarios avec ses propres lignes vocales, ses propres riffs mais avec un lien fort avec les autres, un travail d’orfèvre en matière de composition qui contrebalance avec des titres beaucoup plus simples comme "Where All Stories End" un poil gentillet, presque naïf dans ses mélodies. BARREN EARTH s’affranchie de l’influence marquée d’AMORPHIS sur le premier album, intègre différemment les voix claires et les voix Death, de façon plus aboutie, intègre de nouvelles influences qui montre une véritable envie d’aller de l’avant de la part de ce groupe dont on aurait pu comprendre qu’il continue dans la même lignée que le précédent étant donné le peu de laps de temps séparant les deux albums. BARREN EARTH est maintenant une valeur sure qui fleure bon l’esprit Scandinave, un album recommandé pour les amateurs d’AMORPHIS, OPETH, DRACONIAN et SWALLOW THE SUN, et notamment leur dernier album.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 8.5/10

     

    barren earth_band2012

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  • ANGUISH – Through The Archdemon’s Head
    Dark Descent Records
    Style : Doom Metal
    Origine : Suède
    Sortie : Fevrier 2012
    Site Web : www.myspace.com/anguishdoommetal

    Anguish_Through the Archdemon's Head



    01. (Intro) Through The Archdemon’s Head / 02. Book Of Fox / 03. When The Ancients Dare To Walk / 04. Dawn Of Doom / 05. Lair Of The Gods / 06. Illusive Damnation / 07. The Veil / 08. Morbid Castle

    Premier album pour ces Suédois formés en 2007 qui œuvrent dans un Doom Metal piochant dans plusieurs sous-styles. Enregistré en 10 jours en Suède, Through The Archdemon’s Head relève autant de CANDLEMASS que de PARADISE LOST issu de l’ère Shades Of God. La voix de J. Dee assez rauque fera certainement débat auprès de ceux espérant un esprit Heavy / Doom à la CANDLEMASS tout comme l’aspect franchement Heavy de certains titres de ce premier album pourra désarçonner les plus férus de Doom. Si le début de l’album résonne comme une version moins Heavy de SOLITUDE AETERNUS avec des parties down tempo très marquées, la fin de l’album est un peu plus personnelle et plus inspirée aussi, on trouve cette très bonne mélodie sur "Book Of Fox", de bonnes idées mais qui laisse ANGUISH comme un des nombreux fils de SOLITUDE AETERNUS et CANDLEMASS jusqu’à cette accélération qui domine un "Lair Of The Gods", un titre enlevé qui dynamise un peu cet album à la production in your face, spontanée et pleine de feeling, la musique d’ANGUISH  prend un visage plus sombre le temps d’un "The Veil" qui évoque énormément Shades Of God ou "Morbid Castle" et sa voix plaintive qui brasse tout ce que le groupe sait faire. Through The Archdemon’s Head est un premier album très évocateur et très prometteur pour ces Suédois qui méritent votre attention.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note  : 7.5/10

     

    ANGUISH_photo

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  • PYURIA – Incarnadine Revelry
    Violent Journey Records
    Style : Death Metal
    Origine : Finlande
    Sortie : Juin 2012
    Site Web : www.pyuria.com

    Pyuria_Incarnadine_Revelry_Front



    01. Immolate / 02. Eradicate The Parasites / 03. Flesh Grotesque / 04. Skeletonized / 05. I Am Pain / 06. The Enemy / 07. Incarnadine Revelry / 08. The Dead Will Devour Us All

    Avec des changements de line-up aussi réguliers que les interventions chirurgicales de Michael JACKSON, les Finlandais de PYURIA n’ont pas eu le loisir de défendre leurs deux précédents albums dont le poétique Oubliette Ontology publié en 2007. En 2012, le groupe revient avec un nouvel album pour ses quinze ans d’existence et si l’on connaissait ce groupe dans un style Thrash/Death, voilà qu’ils nous envoient de quoi poser quelques problèmes de cervicales aux plus chauds d’entre vous. Ne vous laissez pas endormir par l’aspect presque commun que dégage cet album, certes le son est organique, les guitares manquent de précision mais PYURIA a été élevé aux grains Old-School et cela s’entend. Si "Immolate" montre un visage Brutal/Death", la suite varie énormément allant du Death au groove certain pouvant rappeler un certain SIX FEET UNDER au meilleur de sa forme au Death plus écrasant à l’image d’un "Skeletonized" à l’esprit d’un MORBID ANGEL. Mais ce n’est pas tout, on retrouve bien sur les racines Thrash du groupe, le temps de titres très directs comme "Flesh Grotesque" ou "I Am Pain", mais aussi un aspect Rock’n’roll qui transpire via la rythmique rafraîchissante de "The Enemy" ou son solo sur la fin du titre. Direct et organique n’exclut pas la technique et les Finlandais le démontrent avec des brûlots qui renferment quelques rares shreds mais surtout une rythmique ultra carrée relevée de quelques leads qui donnent un côté plus mélodique que les standards de la scène actuelle ("Eradicate The Parasites", "Incarnadine Revelry"). Il y a vingt ans PYURIA aurait été labellisé Brutal Death, seulement les limites de la brutalité ont été repoussées laissant de côté le feeling pour la performance technique aussi excitante qu’une chanson de Grégoire. Si vous aimez le Death brutal mais intelligemment mis en forme, voilà un album qui va squatter votre platine un petit moment. Seule la production peut ternir un peu cet album qui mérite grandement votre attention.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

    pyuria2012

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  • LIVARKAHIL – Wrath Of God
    Autoproduction
    Style : Death Metal
    Origine : France
    Sortie : Juin 2012
    Site Web : www.livarkahil.com

    Livarkahil_Wrath of God



    01. The Eternal Sun / 02. Through Hatred And Devotion / 03. Deny Your God / 04. Devotion / 05. Wrath Of God

    On avait laissé les Parisiens de LIVARKAHIL en pleine bataille alors que leur excellent deuxième album, Signs Of Decay, venait de paraitre et que HATE jurait tous les grands dieux qu’ils auraient la peau de nos Français. Seulement ces gars ont la peau dure et les voilà qui débarquent avec un EP téléchargeable gratuitement nommé Wrath Of God, signe que le thème de la religion n’a encore pas quitté le concept de base du groupe comme le vocaliste H.K. nous avait évoqué la possibilité lors de notre entrevue fin 2011. Alors si le côté moderne de Signs Of Decay vous rebutait, écoutez ce Wrath Of God qui se rapproche bien plus de ce que BEHEMOTH peut proposer, cette alternance de Death Metal chirurgical aux leads très marquants avec des passages plus ambiants et plus mid-tempo comme "The Eternal Sun" ou "Wrath Of God" sont assez révélateur de l’évolution voulue de LIVARKAHIL. On ne peut pas dire que ce soit l’arrivée de Skvm et Sonaer cette année qui ait eu une quelconque influence sur cette évolution puisqu’elle faisait partie du plan de bataille que H.K. nous avait décrit, mais un tel durcissement de ton reste une petite surprise, "Through Hatred And Devotion" et ses phases ambiantes continues n’empêche pas d’être d’une brutalité pour le moins étonnante. On retrouve même un petit aspect Black comme BELPHEGOR peut le faire le temps d’un "Deny Your God" plutôt réussi. Sur ce EP, on regrettera tout de même ce son de batterie petit et très plastique alors que les guitares sonnent massivement, tout comme les nombreuses pistes vocales, une habitude dans ce style de Death Metal. Il faut tout de même savoir que ce EP est livré avec tout un tas de gadgets plutôt sympathiques tels que les tablatures du EP signées, des photos, un descriptif permettant d’enregistrer, mixer et masteriser à la maison, des choses extra-musicales mais qui permettent au groupe de ne pas seulement fournir du MP3 impersonnel, une attention louable. Si LIVARKAHIL poursuit sur cette voie, on peut penser que son exposition à l’étranger va grandir, les premières pierres ayant été posées ces dernières années mais cela se fait au dépend d’une personnalité légèrement lissée pour correspondre aux standards du style Death Metal qu’a instauré BEHEMOTH et qu’un OTARGOS semble vouloir suivre aussi, mais ne s’agissant là que d’un EP, on attendra l’album pour juger cette évolution qui fait de LIVARKAHIL un des groupes représentants la scène Française à son plus haut niveau.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 7.5/10

     

    LIVARKAHIL_Band 2012

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  • KREATOR – Phantom Antichrist
    Nuclear Blast
    Style : Thrash Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : Juin 2012
    Site Web : www.kreator-terrorzone.de
     

    kreator_phantom antichrist_album



    01. Mars Mantra / 02. Phantom Antichrist / 03. Death To The World / 04. From Flood Into Fire / 05. Civilization Collapse / 06. United In Hate / 07. The Few, The Proud, The Broken / 08. Your Heaven, My Hell / 09. Victory Will Come / 10. Until Our Paths Cross Again

    Avec des sorties d’album tous les 3 ou 4 ans, on ne peut pas dire que les Allemands de KREATOR submergent le marché Thrash. Le groupe jouit d’une certaine réputation qui lui permet d’explorer un peu tous les territoires de cette terre et d’y rencontrer partout, absolument partout, des mordus de KREATOR. Phantom Antichrist débarque cependant avec comme mission de reconquérir ceux qui ont trouvé son prédécesseur, Hordes Of Chaos, un poil trop commun, et pour cela l’indéboulonnable Mille PETROZZA peut compter sur une équipe de choc qui lui est totalement fidèle. Le résultat tient en 10 titres, 45 minutes où l’Allemand expose ce qu’il sait faire, à savoir un Thrash très rentre dedans et très agressif comme "Victory Will Come" ou la chanson titre qui suit une introduction dont l’ambiance nous est maintenant familière, ce genre de titre est presque devenu une habitude pour KREATOR comme pour beaucoup d’autres noms de la scène. Ensuite, doucement mais surement, Mille PETROZZA nous amène sur un terrain un brin moins agressif, même si attention on reste avec KREATOR, ce n’est pas la fiesta comme avec ANTHRAX par exemple, laissant place à des leads de guitare ("Death To The World", "United In Hate" ou "The Few, The Proud, The Broken") mais aussi quelques lignes de chant plus mélodieuses comme sur les derniers albums même si là encore, la délicatesse ne fait toujours pas partie du vocabulaire de KREATOR. On obtient donc un album agressif mais pas autant que ses aînés, inspiré, en tout cas plus que son prédécesseur, mais moins que les Violent Revolution ou Enemy Of God et je ne parle même pas des albums plus anciens. En effet, certains riffs sonnent un peu de façon naïve, il manque cette dimension agressive et méchante à un "Death To The World" comme sur "Your Heaven, My Hell" et ses relents presqu’Heavy Metal un poil déroutant, certainement la faute à une guitare rythmique un peu trop propre pour du KREATOR. Toutefois, on ne peut que saluer cet effort du groupe de ne pas retomber dans les travers pas si lointains de se répéter, cet album plaira aux fans de KREATOR, ses titres plus subtils créeront une variation d’ambiance salutaire pour le public comme pour le groupe. Pour ce nouvel opus, le groupe a confié le son à Jens BOGREN, un gars bien occupé mais qui ne propose jamais de mauvaise production et c’est encore le cas ici, alors que l’illustration est signée Wes BENSCOTER (SLAYER, DIO), voilà de quoi repartir sur les routes à la rencontre de son public très nombreux, car c’est encore là que le groupe est le meilleur. Un bon album de plus pour KREATOR et une valeure sure pour les amateurs de Thrash.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 7.5/10

     

    kreator-2012

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  • EWIGHEIM – Bereue Nichts
    Massacre Records
    Style : Gothic Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : Mai 2012
    Site Web : www.ewigheim.de

    Ewigheim_Cover



    01. Heimkehr / 02. Bereue Nichts / 03. Staubfrei / 04. Stahl Trifft Kopf / 05. Morgenrot / 06. Schatten / 07. Schmutzengel / 08. Was Bleibt… / 09. Dürrer Mann / 10. Der Letzte Mensch / 11. Mal Ehrlich (bonus track)

    Voilà 8 longues années que les Allemands d’EWIGHEIM n’avaient plus donner de nouvelles, s’il est des troisièmes albums difficiles à accoucher, Bereue Nichts, le nouvel album du groupe en fait définitivement partie. Petit rattrapage pour les jeunes, ce groupe n’est ni plus ni moins que la réunion des membres d’EISREGEN, MARIENBAD, EMPYRIUM ou THE VISION BLEAK, rien que du lourd ! Dans le style, c’est d’ailleurs du côté de MARIENBAD et EISREGEN qu’il faut chercher le lien, un Gothic Metal à l’accent Indus’ bien prononcé. Cet album est un condensé de mélancolie grisonnante mais est surtout porté par quelques effets Indus’ et une voix très Germanique qui peut évoquer RAMMSTEIN. Mais lorsque le groupe nous envoie ces sortes de semi-ballades comme "Morgenrot" ou "Was Bleibt…", on pense à des titres de Reise, Reise ou de Mutter de nos chers amis Allemands. Auparavant, EWIGHEIM a pris soin de planter son Gothic Metal dont certains riffs nous rappellent le Draconian Times de PARADISE LOST ("Bereue Nichts") ou clairement MARIENBAD sur le direct "Schatten". Malheureusement, cet album se révèle moins inspiré que ses aînés ou que MARIENBAD, rien de bien grave car les amateurs du groupe se laisseront bercer par ces titres majoritairement mid-tempo, mais on sent le groupe avec le cul entre deux chaises, comme si son identité Indus’ était embarrassante à moins que ce ne soit son aspect Gothic mais ici la cohabitation passe assez difficilement notamment à cause des riffs de guitare peu marquants ("Dürrer Mann", "Staubfrei"). Si sur la scène Allemande, on ne doute pas que ces gars auront trouvé leur public, ce pays est bien plus ouvert à ce style que nous autres Français et nos œillères, on regrette que la prise de risque ne soit pas plus grande, que ces gars ne tentent pas de s’éloigner un peu plus de ce qu’ils font déjà depuis tant d’années.

    Chronique par Aymerick Painless
     
    Note : 6.5/10

     

    Ewigheim_-_Promo_Foto_1

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  • NIGHTMARE - The Burden Of God
    AFM Records
    Style : Power/Heavy Metal
    Origine : France
    Sortie : Mai 2012
    Site Web : www.nightmare-metal.com

    nightmare_the burden of god



    01. Gateways To The Void / 02. Sunrise In Hell / 03. The Burden Of God / 04. Crimson Empire / 05. Children Of The Nation / 06. The Preacher / 07. Shattered Hearts / 08. The Doomsday Prediction / 09. The Dominion Gate (Part.III) / 10. Final Outcome / 11. Afterlife

    NIGHTMARE nous a habitué, depuis son retour en 1999, à un certain degré de qualité à chacune de ses réalisations, progressant album après album pour atteindre aujourd'hui la quasi perfection avec The Burden Of God, un huitième album qui une fois encore, surpasse ses prédécesseurs et s'inscrit ni plus ni moins comme le meilleur album des Grenoblois... Et si la recette reste sensiblement la même que précédemment, à savoir un Power Heavy Metal mélodique, NIGHTMARE réussit néanmoins à le magnifier, à lui apporter ce petit plus qui fait toute la différence... The Burden Of God est sans doute moins direct que ne l'était Insurrection, ce cru 2012 se voulant plus subtile, l'album n'en est pas moins puissant et Heavy ("Sunrise In Hell", "The Burden Of God"...), faisant la part-belle à des compos de tout premier ordre ("The Dominion Gate - Part.III", "Children Of The Nation"...), une nouvelle fois il convient de souligner les prouesses vocales réalisées par Jo AMORE qui, dans un registre toujours aussi proche du grand Ronnie James DIO, se surpasse littéralement, nous offrant sans doute là sa plus belle performance à ce jour... Oubliez tous ces clichés, ces idées reçues visant à nous faire croire que la France est à la traine en matière de Metal... Si dans un registre plus "moderne", GOJIRA et DAGOBA ont su imposer leur nom à l'étranger, il en est de même dans le domaine du Power/Heavy Metal avec NIGHTMARE dont le nom est désormais synonyme de qualité... Avec The Burden Of God, NIGHTMARE continue son ascension vers les sommets et l'on ne voit pas ce qui pourrait l'arrêter en si bonne route ! Si vous ne devez vous procurer qu'un seul album de NIGHTMARE, c'est bien celui-ci tant il représente la quintessence des Iserois !

    Chronique par Nono666

    Note : 9/10

     

    NIGHTMARE_Band 2012

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