• ACID DEATH – Eidolon
    Noisehead Records
    Style : Death Metal
    Origine : Grèce
    Sortie : Avril 2012
    Site Web :
    www.myspace.com/aciddeathgr

    ACID DEATH_Eidolon



    01. Blind Reflection / 02. Crossing The Line / 03. Towards Hate / 04. Convict 655321 / 05. Inside My Walls / 06. No Sky Above / 07. Eidolon / 08. Odious Maggots / 09. Dying Alone / 10. Sole Truth (instrumental)

    Après 10 années de séparation, les Grecs d’ACID DEATH se sont reformés en 2011 à travers une démo 3 titres qui aboutie à un album, le troisième du groupe, appelé Eidolon. Si les gaillards sont restés en dehors de la scène sous ce nom, certains ont un peu bourlingués dans différents groupes underground mais surtout, il semble qu’ils se soient tenus au courant de ce qui se passait dans le style Thrash/Death. En effet, si le début de l’album, et notamment "Blind Reflection" et "Crossing The Line", montre un groupe œuvrant dans un Thrash/Death évoquant très largement STRAPPING YOUNG LAD tant dans les guitares que dans la voix, la suite est un Thrash/Death très groovy et malheureusement beaucoup moins inspiré. Sautillant à l’image d’un "Odious Maggots" à la rythmique proche de PANTERA ou plus proche d’un DARK TRANQUILLITY actuel sur "Inside My Walls", les Grecs ne nous démontrent pas grand-chose de bien plus convaincant que ce que d’autres ont déjà montré et la nécessité de reformer ACID DEATH se pose très franchement. On s’ennuie au fur et à mesure que l’album se déroule, plans rythmiques entendus des milliards de fois, un chant peu inspiré et très banal, il n’y a vraiment que les deux premiers titres qui sauvent cet album qui se noie le temps d’un "Dying Alone" où quelques nappes de clavier couvrent l’unique blast d’Eidolon, le tout, sur un rythme pas vraiment carré, un jugement un peu dur, certes, mais un constat malheureusement sans appel. Une reformation pour un album très inégal voilà ce qu’ACID DEATH a à nous offrir en 2012.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 5.5/10

     

    ACID DEATH_Band

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  • KILLBODY TUNING – 47°0’40.00"N / 6°42’20.00"E
    Autoproduction / Season Of Mist
    Style : Post-Rock
    Origine : Suisse
    Sortie : 2012
    Site Web : www.myspace.com/killbodytuning

    KILLBODY TUNING_CD



    01. Ara Ubiorum / 02. Seestrasse / 03. Marker Of Change / 04. Port A Capena / 05. Bamberg / 06. Mountain Home [E/5/1] / 07. Muswell Hill

    Originaire de Suisse, KILLBODY TUNING propose avec 47°0’40.00’’ / 6°42’20.00’’E un deuxième album où le mot "art" de moins en moins associé au monde musical reprend tout son sens. En effet, si le premier album du quatuor offrait du Post-Rock, avec ce nouvel album, c’est clairement une œuvre complète qui nous est servie puisque la musique a été composée pour le court métrage Dernière Chasse de Julien HUMBERT DROZ publié en 2010. Principalement instrumental, ce Post-Rock offre une palette de couleurs et de sentiments assez large qui prend un visage plus violent sur "Ara Ubiorum" que sur un "Port A Capena" qui monte en intensité comme pourrait le faire ANATHEMA, dans une veine bien moins mélancolique que nos Anglais tout de même. Autant tout de suite vous avertir, cet album est à découvrir au calme, au casque et vous comprendrez lorsque jaillira "Marker Of Change", un des deux titres de l’album où il y a du chant. Ce titre est simplement magnifique, une beauté pure qui se poursuit sur "Port A Capena", à tel point que l’on se demande comment un film d’horreur a pu inspirer une telle musique à ce groupe très doué. La musique semble simple mais fourmille de détails, que ce soit le jeu de batterie de Matthieu DUGELAY, le groove de la basse de David Grange (ce "Bamberg" est incroyablement bon !) où les arrangements aux guitares qui laissent respirer la musique, laisse de la place à l’imagination en n’essayant pas d’occuper l’espace à tout prix, voilà un travail très intelligent et qui permet aux moments plus enlevés comme la fin de "Bamberg" par exemple, de prendre une véritable dimension où l’intensité est progressive. Distribué chez nous par SEASON OF MIST, cet album possède une production des plus nette mais très organique dont les prises de son ont été faites par Jonathan NIDO (COILGUNS, THE OCEAN) et mastérisé aux Etats-Unis chez Gabriel WALLACH. La tension monte d’un cran avec "Mountain Home [E/5/1]" dont l’introduction permet à notre attention de se recentrer avant un final sublime qui cache notamment ce "Muswell Hill" chanté par Céline BART, là aussi une véritable réussite, un moment de lumière au milieu de cette musique envoutante. Il est certain qu’avec ce deuxième album de KILLBODY TUNING, le Metalhead va devoir mettre de côté ses à priori mais étant donné la qualité rare de cet opus, Heavy Sound ne pouvait pas passer sous silence cette sortie, à découvrir absolument !

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 8.5/10

     

    KILLBODY TUNING_Band

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  • RAK – The Book Of Flight
    Circle Records
    Style : Progressive Rock
    Origine : Suisse
    Sortie : Fevrier 2012
    Site Web : www.rak-music.com

    RAK_The Book of Flight



    01. The Ascent / 02. The Breakthrough / 03. The Book Of Flight / 04. The Deception / 05. The Descent / 06. The Great Machine

    Emmené par Marc GRASSI, le projet RAK a eu tout le loisir de démontrer qu’il pouvait être considéré comme un véritable groupe au line-up solide. C’est vrai que le laps de temps écoulé depuis la sortie du premier album Lepidoptera en 2004 aurait pu nous faire penser qu’il n’y aurait jamais de suite et pourtant, The Book Of Flight débarque bien en ce début d’année 2012 avec, comme toujours, un Rock Progressif racé et délicat. Alors si la base de travail de RAK est un Progressive Rock inspiré des meilleurs que sont GENESIS ou MARILLION, ce dernier groupe saute d’ailleurs à l’esprit sur le titre d’ouverture "The Ascent", on note aussi un groove plus moderne qui peut évoquer un certain PAIN OF SALVATION pour ne citer que la sphère Metal avec cette même capacité à vous balancer des éléments peu communs sur la scène Progressive comme la chanson titre et son final jumpy par exemple. Les titres s’étirent en longueur, laissant place à une facette atmosphérique du groupe qui court sur des parties longues mais jamais ennuyeuses, en effet, même les parties les plus répétitives comme cette introduction de l’ultime "The Great Machine" n’est jamais statique car si ce n’est pas la guitare, c’est le clavier, sinon c’est la section rythmique qui fait évoluer le titre de façon des plus progressives, mesure par mesure, un cheminement qui sous ses airs de complexité pour les non initiés se révèle rapidement prenant. On reste un peu sur les fesses à la première écoute avant de se laisser bercer par le groove incroyablement chaleureux de ces 6 titres réussis. RAK est à coup sur un nom à retenir pour les amateurs de Progressive Rock qui y trouveront un travail pas forcément unique en son genre, mais bien ficelé avec un vrai concept, un bon album auquel on peut tout de même reprocher cette production claire, très bien faite mais qui manque un peu de présence, il faut monter le volume si on veut entendre distinctement ce qui se passe sur The Book Of Flight, un retour réussi donc pour ces Suisses.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note: 7/10

     

    RAK_Band

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  • BETRAYED HEAVEN - Inner Bleeding
    Autoproduction
    Style : Deathcore
    Origine : France
    Sortie : 2012
    Site Web : www.myspace.com/betrayedheaven

    BETRAYED HEAVEN_Inner Bleeding



    1. Eleven / 2. Betrayed Heaven / 3. Upside Down / 4. Inner Bleeding / 5. God’s Slut / 6. Bo(b)nus Track (Sponge Bob cover)

    C’est sur le cas du très jeune groupe BETRAYED HEAVEN que Heavy Sound se penche aujourd’hui. En effet le groupe Nantais s’est formé fin 2011 et propose déjà un EP en ce début 2012. Il faut dire que ce quintet est né sur les cendres encore brûlantes de DROWS qui était plus tourné vers un Progressive Death Metal, dont on retrouve 4 des membres rejoints ensuite par Johan DELCROS à la deuxième guitare. Alors si le combo a opté pour un style plus en vogue, il ne faut pas y voir une quelconque démarche mercantile, et même si c’était le cas, à l’écoute d’Inner Bleeding, ce premier EP 5 titres, on ne pourrait pas reprocher le manque de personnalité de ces gaillards. Si "Betrayed Heaven" s’inscrit clairement dans les influences du groupe telle que SUICIDE SILENCE ou si "God’s Slut" se rapproche de BORN OF OSIRIS, il y a cet "Upside Down" extrêmement réussi et qui promet énormément de bonnes choses pour l’album que le groupe prévoit de sortir fin 2012, début 2013, sur lequel sa personnalité sera encore plus façonnée, un groupe Français à surveiller donc, et c’est moi, pas amateur de Deathcore pour un kopeck qui vous le dit, si vous êtes amateur de Death Metal très groovy mais intelligemment construit, retenez ce nom, BETRAYED HEAVEN dont l’influence avouée d’ALL SHALL PERISH n’est pas usurpée. Enfin, en bonus, histoire de détendre tout le monde, il y a une reprise du thème de Bob L’Eponge pour clôturer cet EP, un titre au demeurant sympathique mais déjà tellement refaite par un tas d’autres groupes, mais ne vous y trompez pas, ce sont les 5 titres précédents qui valent vraiment le coup de se procurer Inner Bleeding à la production impeccable et clôturé un peu comme un hommage à ULTRA VOMIT, un autre groupe Nantais…

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

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  • BLODHEMN – Holmengraa
    Indie Recordings
    Style : Black Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : Mai 2012
    Site Web : www.blodhemn.no

    Blodhemn_Holmengraa



    01. Galgebakken / 02. Rettersted / 03. Djevelen i Menneskeform / 04. Thingvellir / 05. Nekromani / 06. Maanelyst / 06. Telehiv / 07. Black Horizons

    Projet mené par Invisus, BLODHEMN est un one-man band qui se transforme en véritable groupe sur scène. Le Norvégien avait déjà sévi en 2010 avec une démo, Brenn Alle Bruer, imposant un Black Metal évoquant assez largement des maîtres tels que SATYRICON ou DARKTHRONE pour le côté dépouillé et les nombreuses allusions voire inspirations du côté du Thrash Metal. Voilà une mixture qui nous rappelle les fameux SARKE et à l’écoute d’Holmengraa, difficile de se détacher de ces groupes cités car si "Galgebakken" introduit cet album de façon la plus classique pour du Black Metal, une introduction d’un peu plus d’une minute assez down tempo, torturée et dissonante mais qui laisse bien vite place à une rythmique à la batterie assez Rock’n’roll alors que les riffs de guitare et la voix sont typiquement Black. Cela n’empêche pas les premiers blasts de faire leur apparition mais des titres tels que "Nekromani" nous renvoient directement vers SATYRICON et ses riffs de guitares si caractéristiques. Ce premier album, aussi bien ficelé soit il, ne surprendra personne qui aurait déjà écouté SATYRICON ou SARKE, une ambiance Thrash Metal qui se retrouve aussi dans quelques breaks ("Rettersted") plutôt bien sentis et qui permet à Holmengraa de bénéficier d’un effet euphorisant assez jouissif, comment ne pas taper du pied sur l’intenable "Maanelyst" et son approche Punk de qui vous savez. Voilà un premier album qui permet à BLODHEMN de répandre son nom au-delà des frontières Norvégiennes et qui devrait, nous n’en doutons pas, trouver facilement son public. Signalons tout de même que pour un one-man band, la production est de bonne qualité, l’exécution technique ne souffre d’aucune faille, généralement, la batterie ou la guitare pâtissent de l’inexpérience du multi-instrumentiste régulièrement improvisé, si on peut souvent déplorer que chacun fasse son petit groupe dans son coin, avec BLODHEMN, pas sur qu’un line-up complet en studio fasse véritablement un meilleur boulot que ce qui est proposé là. Attention, si un esprit Rock’n’roll règne sur ce premier opus, la musique reste très sombre à l’image de l’artwork qui orne cet opus et de quelques titres comme ce "Telehiv" ou l’ultime "Black Horizons", un peu plus travaillés dans leur structure et qui montrent un visage tout autre de ce one-man band aux visages multiples mais vraiment complémentaires.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 7.5/10

     

    Blodhemn_3_Invisus

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  • THE FALLEN DIVINE – The Binding Cycle
    Indie Recordings
    Style : Progressive Black Metal
    Origine : Norvège
    Sortie : Mai 2012
    Site Web : www.myspace.com/tfdofficial

    The Fallen Divine_The Binding Cycle



    01. Dissenssion / 02. Shades Of Oppression / 03. Fire Lights The Night (Self Ignition) / 04. Patterns Through Eternity / 05. Norhtern Lights / 06. Replenished / 07. The Tormented One / 08. The Binding Cycle

    Formé en 2009, les Norvégiens de THE FALLEN DIVINE ont d’abord publié une démo, The Eternal Past And Future, en 2010 avant de s’attaquer à leur premier album, The Binding Circle, enregistré au Sonic Train avec Andy LaROCQUE (KING DIAMOND) et mixé et masterisé par Dan SWANÖ, voilà qui dénote déjà une volonté de mettre les atouts de leur côté. The Binding Circle est d’abord sorti en autoproduction fin 2011 avant que le quintet n’attire l’attention d’INDIE RECORDINGS qui publie en ce mois de mai ce premier album à une échelle plus grande. Dans le propos, les Norvégiens font un Extrême Metal très Progressif et Mélodique que l’on peut aisément rapprocher de DARK TRANQUILLITY pour son ambiance mais aussi d’EDGE OF SANITY pour le côté progressif et ces structures à tiroir dont le groupe raffole sur ce premier essai. Dans une ambiance majoritairement mid-tempo, il faut toutefois plusieurs écoutes attentives pour que l’on réussisse à percer un peu le mur de glace qui se dégage de ce disque, cela manque d’un ou deux passages, voire un titre, bien accrocheur pour en faire un point de repère. Heureusement, les Norvégiens ne font pas dans la démesure et se cantonnent à une bonne quarantaine de minutes de musique bien suffisant alors que les leads mélodiques fusent à la guitare et que la basse de Christoffer WIG enchaine les passages où son instrument prend le lead, une attitude totalement progressive qui semble donc bien assumée par ces gars. Ce premier opus semble manquer de peps pour réussir à installer THE FALLEN DIVINE sur la scène Européenne mais on sent que ce groupe a des possibilités qu’il ne manquera pas de mettre en œuvre lors d’un deuxième album qui ne sera pas fait dans le cadre d’une autoproduction, c’est tout le mal qu’on lui souhaite.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 7/10

     

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  • KILL DEVIL HILL – Kill Devil Hill
    SPV / Steamhammer
    Style : Heavy/Sludge Metal
    Origine : Etats-Unis
    Sortie : Mai 2012
    Site Web : www.killdevilhill.com

    KILL DEVIL HILL_Kill Devil Hill



    01. War Machine / 02. Hangman / 03. Voodoo Doll / 04. Gates Of  Hell / 05. Rise From The Shadows / 06. We`re All Gonna Die / 07. Strange / 08. Time & Time Again / 09. Old Man / 10. Mysterious Ways / 11. Up In Flames / 12. Revenge

    Nouveau projet réunissant le batteur Vinny APPICE et le bassiste Rex BROWN qu’il n’est pas utile de présenter, KILL DEVIL HILL débarque avec son premier album. Etant donné le calme entourant DOWN, le bassiste a pu se retrouver avec le cogneur de BLACK SABBATH, DIO et HEAVEN AND HELL accompagnés par Mark ZAVON à la guitare, qui était passé très rapidement dans WASP, et l’ex-chanteur de PISSING RAZORS, Jason BRAGG. Le résultat de cette union est un Metal largement teinté des influences de DOWN, ALICE IN CHAINS ou SOUNDGARDEN, emmené sur un tempo majoritairement mid tempo, on se prend à la face des riffs plombés qui laissent passer quelques mélodies et notamment sur les premiers titres de l’album que sont "War Machine" ou "Hangman". La réunion que l’on pouvait attendre de la section rythmique se fait entendre sur "We’re All Gonna Die" à la batterie typiquement BLACK SABBATH, le tout enrobé par un bon mix de DOWN et d’ALICE IN CHAINS, encore un titre mid-tempo qui peut aussi rappeler A PALE HORSE NAMED DEATH. La voix de Jason BRAGG est vraiment à rapprocher d’un William DUVALL plus que d’un Layne STALEY, pour les puristes, et on trouve une ambiance décontractée qui peut aussi évoquer un certain UGLY KID JOE, un Metal Américain 100% burnes, sueur et alcool, un programme électoral qui devrait trouver un écho retentissant en Amérique. "Strange" dévoile un riff plus proche de PANTERA avec ce groove unique, même si seul Dimebag DARELL est capable d’un tel groove, on s’en approche tout de même pas mal, et ce premier album éponyme avec des titres classiques mais efficaces devient vite un parasite qui squatte un coin de votre tête et qui ne vous lâche plus et les "Hangman", "Gates Of Hell" ou "Strange" n’aident pas au sevrage tant ils donnent envie de taper du pied façon pachyderme. C’est lourd mais avec une approche Rock, c’est mélodique mais dans une couleur grisâtre jamais plus claire, un album sur lequel on sent que le quatuor se fait plaisir et ne cherche absolument pas le coup médiatique en nous balançant quelques bonnes surprises plus enlevées comme "Old Man", un titre un peu plus léger qui apporte encore un peu plus de variation (tout comme le très Pop "Mysterious Ways") au propos de ce groupe que l’on espère vraiment voir perdurer.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 8/10

     

    KILL DEVIL HILL_Band 2012

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  • OOMPH ! – Des Wahnsinns Fette Beute
    Sony Music
    Style : Industrial Metal
    Origine : Allemagne
    Sortie : Mai 2012
    Site Web : www.oomph.de

    oomph_des wahnsinns fette beute



    01. Unzerstörbar / 02. Zwei Schritte vor / 03. Such mich find mich / 04. Bis der Spiegel zerbricht / 05. Die Geister die ich rief / 06. Bonobo / 07. Deine Eltern / 08. Kleinstadtboy / 09. Regen / 10. Kosmonaut / 11. Komm zurück / 12. Aus meiner Haut / 13. Seemannsrose / 14. Unendlich / 15. Fütter mich / 16. Der Tod ist ein Herzschlag entfernt

    Groupe maudit mais totalement génial, OOMPH! débarque avec son 12ème album en 23 années au service de l’Indus’ Metal et des albums comme pierre angulaire du genre. Au-delà de la compétition instauré par certains avec RAMMSTEIN, ce trio n’est pas du tout dans le même créneau, pas du tout prisonnier d’un style, OOMPH! s’ouvre des horizons multiples à chaque album avec plus ou moins de réussite, mais très régulièrement pour notre bonheur. Des Wahnsinns Fette Beute débarque avec en ouverture un titre tout à fait conventionnel, "Unzerstörbar" qui reflète parfaitement ce que les Allemands nous ont proposé récemment, des titres immédiats qui rentrent vite dans le crâne. Mais déjà les plus ardus d’entre-vous ont entendu le premier single, "Zwei Schritte Vor", qui, on passe sur le clip incompréhensible pour ne pas dire raté, qui illustre ce titre, pour s’attarder sur le côté purement musical de ce titre qui montre bien l’intention d’OOMPH! de frapper un grand coup. On avait retenu une certaine sévérité des derniers opus du groupe, ici c’est plus léger (sauf dans le discours graveleux…), presque dansant et nous sommes bien loin des standards de l’Indus’ Metal. Ce titre n’est pas isolé et pour exemple citons un "Bis der Spiegel zerbricht" aux sonorités plus Electro Rock que profondement Indus’ ou "Komm zurück" à la ligne de chant inhabituelle ou encore les scratches et les voix légèrement rapées sur "Bonobo", autre titre immédiat qui montre une nouvelle facette des Allemands. Bien sur, avec ce nouvel album on s’éloigne de ce pour quoi on aime ce groupe mais cela aurait pu être un excellent album s’il n’y avait pas eu ce manque de rythme certain avec des titres extrêmement mid-tempo voire un peu mou du genou comme ce "Regen" sans saveur et maintes fois entendu déjà. En voulant prendre le contre-pied de ce dans quoi on avait tendance à enfermer le groupe, OOMPH! s’est un peu perdu en route, alors on imagine que Des Wahnsinns Fette Beute est plus le cri d’une bête en quête de liberté et qu’une fois cette liberté retrouvée, ces génies reprendront leurs habitudes, à savoir nous assommer à grand coup de riffs et de rythmique Indus’ au second degré certain. Malheureusement, là où leurs compères gardent une certaine élégance dans le kitsch et le second degré, OOMPH! plonge tête baissée dans les grosses ficèles d’un style qui ne lui va pas si bien que cela, allez on garde espoir mais avec la compilation Truth Or Dare, on voit ce groupe s’engager sur une mauvaise pente.

    Chronique par Aymerick Painless

    Note : 6.5/10

     

    OOMPH_Band 2012

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  • 69 CHAMBERS - Torque
    Massacre Records
    Style : Metal Alternatif
    Origine : Suisse
    Sortie : Avril 2012
    Site Web : www.69chambers.com

    69 CHAMBERS_Torque


    1. Cause and Effect / 2. Bring on the Flood / 3. Naughty, Naughty, Naughty / 4. Anhedonia / 5. Burn Some Gasoline / 6. The Peep Hole / 7. Ring a Bell / 8. Closure / 9. And Then There Was Silence / 10. Temple Down / 11. Your Fool / 12. The Doom of Her Power / 13. Grace / 14. Elegy

    Après nous avoir surpris l’an dernier en live, puis sur disque grâce à la découverte tardive de War on the Inside (2009), 69 CHAMBERS requiert toute notre attention pour la sortie de son deuxième essai baptisé Torque. Dès la première écoute, on comprend que ce second volume ne diffère que peu du précédent puisque l’on a toujours affaire à ce mélange façon « Tori Amos fait du Metal », un Metal rampant, relativement moderne et sombre, que l’on peut qualifier d’alternatif, voire de Grunge ou de Doom selon les morceaux. Un Metal qui a également droit à une place bien plus grande que sur l’album précédent, notamment grâce à de superbes parties de guitares très « chirurgicales ». L’ensemble se distingue également par une direction plus claire, une homogénéité plus marquée. Nous avions pu le constater sur scène, ce line-up est au sommet de son art, et l’on se félicite de l’intégration officielle du guitariste Tommy Vetterli (CORONER). Cependant, 69 CHAMBERS a décidé de ne pas remplacer la bassiste / choriste Maddy Madarasz, récemment évadée, dont l’instrument sera repris sur scène par la frontwoman Nina Vetterli-Treml. Espérons donc que, malgré la présence d’une seule guitare, aucun vide ne se fera sentir… Pour en revenir au contenu de Torque, il est un peu dommage de constater que, si la progression est bien présente, les reproches à lui adresser sont les mêmes que pour son grand frère : quelques longueurs et deux ou trois passages un brin trop pop à notre goût. Le reste n’est que plaisir et professionnalisme. Mention spéciale à cette très surprenante version de « Grace » de Jeff Buckley !

    Chronique par Morbid S.

    Note : 8/10

     

    69 Chambers_band2012

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  • LONEWOLF - Army Of The Damned
    Napalm Records
    Style : True Heavy Metal
    Origine : France
    Sortie : Mars 2012
    Site Web : www.myspace.com/metalonewolf
    www.facebook.com/lonewolfdivision

    LONEWOLF_Army Of The Damned



    01. Lonewolf / 02. Crawling To Hell / 03. Army Of The Damned / 04. Hellbent For Metal / 05. Soulreapers / 06. Celtic Heart / 07. The Last Defenders / 08. Cold / 09. The One You Never See / 10. Tally Ho / 11. One Second In Eternity

    On ne peut que se féliciter de voir LONEWOLF et son p'tit dernier, Army of the Damned, sortir chez Napalm Records. Toujours battant, le groupe n'a jamais baissé les bras, distillant son Heavy puissant avec foi et râge. Récompense dumment méritée après 20 ans de riffs furieux, Jens Börner, membre fondateur, guitariste et chanteur, a trouvé l'équipe de choc avec Alex Hilbert à la six cordes (ex-NIGHTMARE), Rikki Mannhard à la basse (ex-MYSTERY BLUE) et Antoine "Tonio" Bussière au matraquage de peaux et cymbales ! Ce line up est en parfaite osmose, des tueurs qui, sous le signe de l'amitié, nous envoient leur Heavy Metal hyper carré dans les narines, ça fait mal mais qu'est ce que c'est bon ! Au fil des albums (Army Of The Damned étant le 5ème), le groupe s'est forgé une solide réputation et une expérience que beaucoup peuvent envier, ils ont sillonnés l'Europe, de la Grèce (où ils sont de véritables "warriors stars") , à l'Allemagne, l'Italie, la Belgique...etc..., force est de reconnaitre cette motivation sans faille et cette foi hautement respectable. Alors sans tourner autour du pot, Army of the Damned a tout pour plaire, que dis-je, il est l'album de LONEWOLF qui démontre le mieux ce travail de titan que l'on avait d'ailleurs déjà pu constater sur The Dark Crusade, il est l'album de la consécration, possédant absolument tout ce qui fait l'âme et l'entité LONEWOLF, fier de son amour pour le Metal Teuton  qu'il affectionne tant (RUNNING WILD, GRAVE DIGGER et PARAGON en tête), Jens Börner a toujours maintenu sa ligne de tir (missiles d'attaque "LONEWOLF" 100% made in hell !) tout en lui apportant à chaque fois un plus au fil des réalisations, aidé bien évidemment par des rencontres qui ont su donner au gang ce qu'il mérite. La totalité des titres présents est excellent, rien, absolument rien à jeter, si ce style de Heavy Metal "hyper couillu" est votre dope, plongez les yeux fermés, c'est la méga claque assurée ! De la voix hargneuse aux mélodiques typiques, des riffs et solos, en passant par des hymnes de warriors, tout y est, c'est la fête ! Citons, juste pour le fun, "Lonewolf" avec son intro fine et son refrain guerrier LONEWOLF !!!, "Crawling to Hell", "Army of the Damned" magique, "Hellbent For Metal" avec son hymne génialissime "I am what i am, and i am METAL, we are what we are, and we are METAl, Hellbent for Metal !!!" la messe est dite ! "Celtic Heart", "The Last Defenders" lourd et puissant ou encore "The One You Never" avec en guest le formidable Blaze Bayley... 11 brûlots, 11 missiles ! LONEWOLF fait indéniablement partie des grands du Metal français et ce Army of the Damned, dont l'artwork est lui aussi une réussite totale, sonne la charge d'un groupe au top de sa forme ! Pour conclure, disons que la puissance, la qualité et la hargne métallique présents sur cette galette n'ont d'égal que la gentillesse de ces bougres de warriors ! Le sacre est là, prenez en plein la tronche et régalez-vous ! L'overdose est autorisée, même grandement recommandée ! Et si par hasard l'occas' de les voir en live se présente, foncez !!! ça déménage violent... de l'authentique, de l'AOC !

    Chronique par Nigel Stargazer

    Note : 9.5/10

     

    LONEWOLF_Band

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