• BENIGHTED - Obscene Repressed

    BENIGHTED - Obscene Repressed

    Season Of Mist

    Style : Brutal Death Metal

    Origine : France

    Sortie : 2020

    Site Web : www.facebook.com/brutalbenighted

     

    BENIGHTED - "Obscene Repressed

     

    01. Obscene Repressed / 02. Nails / 03. Brutus / 04. The Starving Beast / 05. Smoke Through The Skull / 06. Implore The Negative / 07. Muzzle / 08. Casual Piece Of Meat / 09. Scarecrow / 10. Mom, I Love You The Wrong Way / 11. Undivided Dismemberment / 12. Bound To Facial Plague

     

    Si je vous parle de l'année 1998, quels événements vous viennent en tête ? La victoire des Bleus face au Brésil peut-être ou bien le passage aux 35 heures... STOP!!! On rembobine... silence... action !

    C'est en mai 1998 dans la jolie ville de Saint-Etienne que Julien Truchan (chant) devint l'heureux papa du petit BENIGHTED, joli bébé métissé par le Black et le Death. Aujourd'hui l'enfant a bien grandi, 9 albums studio, membre actif de la scène underground française, tournée mondiale (dont plusieurs festivals bien connus des metalheads). L'avènement d'un album des Stéphanois est toujours un plaisir inconditionnel, malgré un genre musical stéréotypé, le groupe est enclin à proposer du matériel novateur et des thématiques nourries par l'expérience professionnelle de Julien (il est également infirmier psychiatrique). 

    Le dernier méfait de BENIGHTED est un concept-album centré sur le jeune Michael atteint d'une malformation physique (une gigantesque fente palatine : autrefois appelée "bec-de-lièvre") et de toute la complexité psychologique liée aux sentiments de honte, rejet, maltraitance physique... Le malaise interne du garçonnet se fait immédiatement ressentir dés les premières secondes du titre ouverture "Obscene Repressed", le calme avant la tempête en quelque sorte. Un cri qui sort de nulle part, le son extrêmement massif des guitares syncopés, batterie surexcitée, le chant basculant d'un style à un autre avec une habileté déconcertante. Bienvenue dans l'univers torturé de Michael. "Nails" et "Brutus" dégoulinent d'agressivité, les guitares sont tellement écorchées vives qu'elles propagent un  mal-être profond. Spectateur ou acteur ? Je ne sais plus... tant l'écoute m'a déjà profondément affecté.  

    BENIGHTED s'offre les services de Grimo (Sebastian Grihm) chanteur du groupe allemand CYTOTOXIN (Brutal Deathcore) sur "The Starving Beast". L'alternance des 2 chanteurs est totalement démentielle. "Smoke Through The Skull" est dans la même veine : rythme effréné, variation de style dans le jeu de guitare…de la pure violence contrôlée et totalement assumée. Après toute cette bestialité déconcertante, Jamey Jasta (HATEBREED) collabore avec Julien sur "Implore The Negative" une légère accalmie assez surprenante  s'installe et nous fait la surprise d'être constituée de riffs très mélodieux et d'un jeu de batterie "groovy" de la part de Kevin Paradis. "Muzzle" est débordant de testostérone et d'intervention aussi surprenante  qu'agréable, cette interlude jazzy du guitariste Emmanuel Dalle ne m'a pas laissé de marbre. L'angoisse est à son paroxysme sur "Casual Piece Of Meat", les hurlements assourdissants du chanteur sont d'une violence absolue. 

    "Scarecrow" pourrait être aisément  la bande originale d'un film d'horreur de part son ambiance malsaine à souhait. Kasten Jäger de DISBELIEF (Death Metal) s'ajoute aux invités de marque pour l'excellent "Mom, I Love You The Wrong Way", subtil association de mid-tempo et de cacophonie. Les musiciens délivrent une véritable démonstration de technicité sans faille, laissant complètement l'auditeur descendre doucement mais sûrement dans les abysses de la folie, ce n'est certainement pas le titre "Undivided Dismemberment" qui dérogera à cette règle. "Bound To Facial Plague" est la dose létale nécessaire pour endiguer ce déclin émotionnel. Le jeu de Kevin, rigoureusement soigné et travaillé, amplifie fortement l'image que l'on peut se faire de la démence de Michael.

    Ndlr : L'album Obscene Repressed est également disponible en version Deluxe Edition comprenant 2 titres bonus : "The Rope" et ses  criailleries acérées relativement Black Metal suivi de "Get This", reprise de SLIPKNOT, ultime déferlante de pure boucherie dans le bon sens du terme bien évidemment. Pour ma part, cette édition est indispensable pour s'immerger dans le contexte de l'album.

    20 ans de carrière et BENIGHTED est toujours aussi efficace et productif. Tel le bon vin, il se bonifie avec le temps apportant à chaque cuvée une note et une saveur différente.   

     

    "Des gens qui n'ont jamais de moments de folie. Quelle horreur que leur vie !" Charles BUKOWSKI.

     

    Chronique : Bulga Juco

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